
Il est enfin venu le temps de nous retrouver pour le rendez-vous annuel du Pôle Culture et Loisirs du CIE Bourse. Un moment toujours très attendu par les mélomanes et les amateurs de spectacle vivant, qui marque le lancement d’une nouvelle saison riche en émotions et en découvertes. Cette année encore, le CIE vous propose de découvrir en avant-première sa sélection de spectacles de l’Opéra national de Paris pour la saison 2026/2027.
Au programme : une offre variée mêlant classique et contemporain pour satisfaire tous les goûts. Les passionnés du grand répertoire pourront retrouver les œuvres emblématiques qui font la renommée des grandes scènes, tandis que les curieux auront le plaisir de découvrir des créations nouvelles, audacieuses et incontournables.
Rendez-vous sur le site du CIE à partir du 7 mai pour ne pas manquer l’ensemble de la programmation et préparer votre saison culturelle.
En attendant, voici un aperçu non exhaustif :
RAYMONDA
OPÉRA BASTILLE
Ballet
Ballet en 3 actes
Mise en scène et chorégraphie Rudolf Noureev
Musique Alexandre Glazounov
Avec les Étoiles, les Premières Danseuses, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris
Parti combattre les Sarrasins en Terre sainte, le comte Jean de Brienne revient juste à temps pour délivrer sa fiancée Raymonda, enlevée de son château provençal par le ténébreux Abderam auquel elle n’est peut-être pas insensible…
CORRESPONDANCES NOCTURNES
PALAIS GARNIER
Nouveau Ballet
Première entrée au répertoire de l’Opéra de Paris
Chorégraphie Thierry Malandain
Musique Frédéric Chopin
Création Chorégraphie dramaturgie et livret Cathy Marston
La littérature, la musique, les femmes et le triangle amoureux : autant de thèmes à l’œuvre dans le travail de Cathy Marston qui s’est déjà consacrée à Clara Schumann ou à Jacqueline Dupré. Pour ses débuts à l’Opéra national de Paris, la chorégraphe britannique réunit ses thèmes de prédilection dans sa nouvelle création consacrée à George Sand. Sur une composition de Philip Feeney, elle explore la passion entre l’écrivaine et Frédéric Chopin, la relation mère-fille ainsi que le processus de création artistique. Dans un subtil jeu de correspondances, sa création fait écho à Nocturnes (2014) de Thierry Malandain, pièce de 22 danseurs qui fait son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris. Le chorégraphe associe les états d’âme et la fragilité propres au romantisme aux Danses macabres du Moyen Âge, pour évoquer dans ce ballet d’une bouleversante mélancolie le passage du temps et notre finitude
TURANDOT
OPÉRA BASTILLE
Opéra
Dramma lirico en trois actes et cinq tableaux (1926)
D’après La Fiaba cinese teatrale tragicomica de Carlo Gozzi
Musique Giacomo Puccini
Mise en scène Robert Wilson
Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris ADO
Maîtrise de l’Opéra national de Paris
Coproduction avec le Teatro Real, Madrid, le Lithuanian national Opera and Ballet, Vilnius, le Canadian Opéra
Pour venger l’une de ses ancêtres, la princesse Turandot soumet tout prétendant de sang royal à une cruelle épreuve : quiconque échouera à résoudre ses trois énigmes aura la tête tranchée. Mais l’arrivée d’un prince inconnu pourrait bien la rendre enfin sensible à l’amour… Ultime opéra de Giacomo Puccini, emporté par la maladie avant d’avoir pu achever son duo final, Turandot est créé deux ans après sa mort, en 1926, à La Scala de Milan. À son habituelle inspiration mélodique, dont témoigne le célèbre « Nessun dorma », le compositeur instille une atmosphère orientale pour caractériser la Chine légendaire du conte. Comme Madame Butterfly qu’il avait représenté à l’Opéra Bastille en 1993, Turandot épouse parfaitement l’esthétique stylisée de Robert Wilson, disparu en 2025. Sa mise en scène, qui offre des images d’une saisissante beauté, est sa dernière pour l’Opéra de Paris.
LE BARBIER DE SÉVILLE
OPÉRA BASTILLE
Opéra
Opera buffa en deux actes (1816) d’après Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
Musique Gioacchino Rossini
Mise en scène Damiano Michieletto
Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris
Figaro ci, Figaro là ! Il est partout le barbier de Séville, toujours prêt à rendre service, que ce soit pour donner un coup de peigne ou pour jouer les entremetteurs. Surtout quand il s’agit de favoriser les amours du Comte d’Almaviva avec la jeune Rosina, jalousement gardée par son tuteur. Comme son héros Figaro, issu de la comédie de Beaumarchais, Gioacchino Rossini a mené sa partition tambour battant. Créé au Teatro Argentina de Rome en 1816 en seulement quatorze jours, son Barbier de Séville est un sommet de l’opera buffa. Virtuosité vocale, verve juvénile, orchestration brillante : autant d’ingrédients qui expliquent le succès de cette musique piquante. Le metteur en scène Damiano Michieletto, qui inscrit l’opéra dans une Espagne populaire et colorée, en souligne l’effervescence par une direction d’acteurs aussi savoureuse qu’endiablée.

