DÉCOUVREZ L’INFO SPECTACLES NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2019

VENTE À PARTIR DE MARDI 5 NOVEMBRE 2019 AU CIE BOURSE

Vous devez impérativement vérifier les dates, horaires et lieux sur vos billets ou contremarques. Vous serez informé par e-mail du lieu de retrait de vos billets.
Pour la billetterie, la rupture de stock n’est pas opposable au CIE Bourse
Accès : 12 spectacles par an par ouvrant-droit dans la limite de 2 billets par spectacle,
+ 3 spectacles « Famille » par an selon la composition familiale – RFB/Info spectacles confondus


NOTRE SÉLECTION À LA PHILHARMONIE DE PARIS…


DREAM MANDE DJATA – Rokia Traore
Cité de la musique – Salle des concerts
Dimanche 5 janvier 2020 à 16h30
Catégorie 1 – 19 €

Dans Dream Mandé Djata, concert-spectacle d’une haute intensité, Rokia Traoré, perpétuant la tradition multiséculaire des griots d’Afrique de l’Ouest, fait revivre la figure légendaire de l’empereur humaniste Soundiata Keïta.

Accompagnée par Mamadyba Camara (à la kora) et Mamah Diabaté (au n’goni), Rokia Traoré nous transporte ici dans l’Afrique du 13ème siècle et relate (en français) la destinée du souverain Soundiata Keïta, fondateur de l’empire du Mali et instigateur de la Charte du Mandé, considérée comme l’une des premières déclarations universelles des droits humains fondamentaux. « J’ambitionne de transcrire un récit griot en dehors de la langue mandingue mais en préservant le sens de chaque geste, de chaque mot, de chaque croyance originelle », explique Rokia Traoré. Entrecoupée de scènes jouées et de chants classiques mandingues, sa transposition scénique de cette épopée mythique s’appuie sur un vibrant socle dramaturgique et possède une grande force de résonance.

Durée : environ 1h15
Programme
Rokia Traoré, texte, conception musicale
Ralf Nonn, lumière
Massimo Cugini, son
Check et Pap Fall, costumes
Peter Sellars, regard extérieur

Distribution
Rokia Traoré, chant, récitante
Mamadyba Camara, kora
Mamah Diabaté, n’goni

BEETHOVEN / DANIEL BARENBOIM
Intégrale des sonates
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Dimanche 19 janvier 2020 à 16h30
Catégorie 2 – 46 €

Daniel Barenboim met en lumière les visages toujours changeants d’un créateur qui jamais ne s’est répété : énergique et brillant (n°3), serein et équilibré (Pastorale), modeste et intimiste (A Thérèse), expressif et lyrique (n°30). Si chaque sonate de Beethoven ne ressemble à aucune autre, la Pastorale est particulièrement unique en son genre. Il y règne une quiétude, une simplicité terrienne et un classicisme sain des plus singuliers. Et pourtant : un an plus tard, il écrivait son suicidaire testament d’Heiligenstadt. Bien plus extravertie, d’un brio à couper le souffle, la Sonate n°3 fait partie des meilleures réussites du jeune Beethoven, qui dédia sa Sonate en fa dièse majeur à la comtesse Therese von Brunswick. Sa modestie apparente (deux brefs mouvements) ne saurait masquer la délicatesse et la tendresse de son inspiration. Première de la trilogie des dernières sonates, l’opus 109, qu’on croirait descendre directement des cieux, contient une série de variations d’un lyrisme déchirant.

Durée : environ 2h20 dont 1 entracte

Programme
Ludwig van Beethoven
Sonate n°15 op.28 « Pastorale »
Sonate n°3 op.2
Entracte
Ludwig van Beethoven
Sonate n°24 Op.78 « A Thérèse »
Sonate n° 30

MA VALISE EST MON PAYS
Hommage à Mahmoud Darwich
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Samedi 29 février 2020 à 20h30
Catégorie 1 – 28 €

Éprise de liberté, la parole errante de Mahmoud Darwich est invoquée avec une ferveur éclatante dans Ma valise est mon pays, concert-spectacle de grande ampleur orchestré par le prestigieux musicien palestinien Ramzi Aburedwan. « Mon pays est une valise », clame un vers de Mahmoud Darwich, dont l’œuvre entière est hantée par l’exil et la quête de la patrie perdue – le poète ayant lui-même été contraint de vivre durant vingt-cinq ans loin de sa Palestine natale en raison de ses écrits. Un hommage vibrant lui est rendu avec Ma valise est mon pays, création collective dirigée par le musicien et compositeur palestinien Ramzi Aburedwan. Venus d’horizons divers, plusieurs interprètes – Kamilya Jubran (chant, oud), Rodolphe Burger (chant, guitare), Rachida Brakni (récitante), Sarah Murcia (contrebasse), entre autres – se joignent à l’ensemble musical de Ramzi Aburedwan pour donner forme à ce concert-spectacle transfrontalier, encore rehaussé par une calligraphie lumineuse.

Durée : environ 1h40

Distribution
Ramzi Aburedwan et son ensemble
Nai Barghouti, chant
Ghalia Benali, chant
Rachida Brakni, récitante
Julien Breton, calligraphie
Rodolphe Burger, chant, guitare
Mehdi Haddab, oud
Amer Huleihal, récitant
Kamilya Jubran, chant, oud
Sarah Murcia, contrebasse
Julien Perraudeau, claviers

ORCHESTRE DE PARIS / ALAIN ALTINOGLU
Alexandre Tharaud – Nora Gubisch – István Kovács – Debussy, Ravel, Bartók
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Jeudi 12 mars 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 25 €
Concert

Sombres tunnels, ombres inquiétantes, portes énigmatiques : Alain Altinoglu dirige un programme dans lequel œuvrent les forces obscures. Après la suite arrangée de Pelléas et Mélisande au raffinement orchestral inouï, le chef français rejoint Alexandre Tharaud dans le tragique Concerto pour la main gauche de Ravel. Écrit pour Paul Wittgenstein qui avait perdu l’usage de son bras droit lors de la Première Guerre mondiale, il est autant un prodige d’écriture, donnant l’illusion des deux mains, qu’une œuvre d’un impact émotionnel et d’une tension rares. Unique opéra de Bartók, Le Château de Barbe-Bleue s’appuie sur le célèbre conte de Perrault pour créer une atmosphère lourde et angoissante, à la beauté sombre. Trois diamants noirs.

Programme
Claude Debussy
Pelléas et Mélisande
(Suite de concert – arrangement d’Alain Altinoglu)
Maurice Ravel
Concerto pour la main gauche
Béla Bartók
Le Château de Barbe-Bleue

Distribution
Orchestre de Paris
Alain Altinoglu, direction
Alexandre Tharaud, piano
Nora Gubisch, soprano
István Kovács, baryton-basse

YUJA WANG
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Mardi 17 mars 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 46 €
Récital piano

Yuja Wang s’est imposée en quelques années seulement au sommet de l’élite mondiale du piano. Sa technique en acier, son abattage, sa présence éclatante sur scène, son jeu naturel et la variété de ses programmes ne cessent d’impressionner. Il y a bien un phénomène Yuja Wang. Depuis quand la planète clavier n’avait-elle pas connu une pianiste aux doigts aussi véloces et précis ? Le nom de Martha Argerich vient spontanément à l’esprit. Mais ce qui fascine aussi chez la pianiste chinoise, c’est sa capacité à embrasser les répertoires les plus variés, de Beethoven à Ligeti, de Schubert à Prokofiev, de Mendelssohn à Rachmaninov. Son don d’intégrer en un minimum de temps les partitions les plus complexes n’est pas moins stupéfiant. Aucune pose, aucune affectation dans son jeu mais un naturel qui va droit à l’essentiel. Le charisme et la vitalité sur scène de Yuja Wang rendent chacun de ses récitals particulièrement précieux

Programme
Alban Berg
Sonate
Entracte
Frédéric Chopin
Barcarolle op.60
Mazurka en si mineur op. 33 n° 4
Polonaise-Fantaisie op. 61
Enrique Granados
Fandango
Isaac Albéniz
Malaga

LONDON SYMPHONY ORCHESTRA / FRANÇOIS-XAVIER ROTH
Alisa Weilerstein – Bartók, Elgar
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Lundi 23 mars 2020 à 20h30
Catégorie 3 – 28 €
Concert symphonique

La Suite de danses de Bartók enthousiasme par la franchise de ses rythmes tandis que le Prince de bois nous mène au cœur d’une féerie orchestrale. De caractère automnal, le Concerto d’Elgar s’est imposé comme un fleuron du genre. « Musique paysanne inventée », selon les termes de Bartók, la Suite de Danses s’inspire des nombreux rythmes et mélodies traditionnels que récolta le compositeur, tant en Hongrie que chez les populations roumaines, slovaques et d’Afrique du nord. Cette partition se clôt dans un tourbillon auquel on ne peut résister. Plus sophistiqué, et marqué par un goût prononcé pour les sortilèges orchestraux, Le Prince de bois atteint à une luxuriance digne d’un Ravel. En dépit de l’introduction déclamatoire et pleine de passion du soliste, le caractère volontiers mélancolique l’emporte dans l’ultime ouvrage d’importance achevé par Elgar, ce Concerto pour violoncelle marqué de son empreinte par Jacqueline du Pré, désormais une des œuvres fétiches d’Alisa Weilerstein.

Programme
Béla Bartók
Suite de danses
Le Prince de bois
Edward Elgar
Concerto pour violoncelle

Distribution
London Symphony Orchestra
François-Xavier Roth, direction
Alisa Weilerstein, violoncelle

ERNEST ET CÉLESTINE – FAMILLE
Benjamin Moussay et invités
Cité de la Musique – Salle des concerts
Mercredi 1er avril 2020 à 17h30
Catégorie unique – 13 €
Tarifs : 20 €

 Ciné-concert en famille

Défiant les conventions, Ernest, un ours marginal, clown et musicien, accueille chez lui Célestine, une souris orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi. La musique composée par Vincent Courtois est interprétée en direct par un ensemble de huit musiciens dirigés par Benjamin Moussay au piano.

Famille, à partir de 5 ans
Durée : environ 1h25

Programme
Ernest et Célestine
Film de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, France, 2012, 79 minutes
Musique de Vincent Courtois
Scénario et dialogues de Daniel Pennac
Paroles de Thomas Fersen
D’après les albums de Gabrielle Vincent (Éditions Casterman)

¡HOLA PABLO! – FAMILLE
Cité de la musique – Musée de la musique
Dimanche 5 avril 2020 à 15h30
Catégorie unique – 5 €
Concert-promenade au musée

Les concerts-promenades permettent à des musiciens, conteurs ou danseurs d’investir le Musée en proposant concerts, performances, ateliers ou rencontres. Grâce à ces artistes, le musée se fait lieu de musiques et d’art vivant, d’où naissent la rencontre et la découverte. À chacun d’élaborer son parcours ! Le Musée vous transporte au cœur de l’Espagne traditionnelle et confie sa guitare flamenca Hernandez à Mathias Berchadsky, l’un des guitaristes flamenco les plus en vue de sa génération. Dans l’esprit des tablaos (cafés chantants), véritables temples du flamenco, retrouvons le chant flamenco traditionnel, les rumbas gitanes et la danse flamenca.

À partir de 6 ans et adultes

L’OISEAU DE FEU
Les siècles – François-Xavier Roth – Isabelle Faust – Stravinski
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Vendredi 17 avril 2020 à 20h30
Catégorie 1 – 31 €
Concert symphonique

Trois aspects du talent protéiforme de Stravinski : le musicien spirituel des dialogues chambristes du Concerto pour violon, le coloriste des chatoiements orchestraux de L’Oiseau de feu, la puissance tellurique du Sacre du printemps. « Je n’étais pas absolument novice dans le maniement du violon (…) ; c’est surtout l’Histoire du soldat qui m’avait donné l’occasion d’approcher la technique du violon comme instrument solo », faisait remarquer Stravinski. Dans son Concerto pour violon (1931), le soliste dialogue souvent avec un autre instrument en un savoureux esprit de badinage. De l’énigmatique Berceuse aux rugissements de la Danse infernale de Katschei, jusqu’à l’embrasement final, les leçons de Rimski-Korsakov ont porté leurs fruits dans L’Oiseau de feu, portées par l’imagination de Stravinski. En 1913, un séisme se produit à Paris : la création du Sacre du printemps suscite un scandale mémorable, à la hauteur de la modernité de ce ballet que Stravinski avait voulu comme un hymne au paganisme, au primitivisme et aux forces obscures de l’âme humaine. Il n’y a pas d’histoire dans ce ballet chorégraphié par Nijinski, juste deux tableaux : l’adoration de la Terre et le sacrifice d’une adolescente sous les yeux de la communauté réunie en transe. La musique est l’une des plus incroyables jamais écrites : puissante, rythmée, éclatante, virtuose…

Programme
Igor Stravinski
Concerto pour violon
L’Oiseau de feu
(Suite de 1945)
Le Sacre du printemps

Distribution
Les Siècles
François-Xavier Roth, direction
Isabelle Faust, violon

NICHOLAS ANGELICH
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Lundi 4 mai 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 46 €
Récital piano

Il y a de la force tranquille chez Nicholas Angelich, mais aussi une vive sensibilité, de celle qui éclaire les partitions d’une lumière bienfaisante. Colossale, sa technique est au service de la seule musique. Ayant appris de maîtres aussi différents qu’Aldo Ciccolini, Yvonne Loriod, Michel Béroff, Leon Fleisher, Fou T’song, Nicholas Angelich se distingue rapidement dans les concours internationaux (2ème Prix du concours de Cleveland, 1er Prix du Concours Gina Bachauer). Depuis, le plus français des pianistes américains, Victoire de la musique du soliste de l’année en 2013 et 2019, a conquis une place de choix dans le cœur des mélomanes. Sa générosité en fait un partenaire de musique de chambre recherché par les plus grands (Argerich, Capuçon). C’est aussi un soliste de première importance aux capacités techniques hors du commun, à la fine sensibilité et dont les goûts musicaux variés lui font parcourir avec autant de bonheur les œuvres de Beethoven et Brahms que celles de Prokofiev et Messiaen.

ROBYN ORLIN, CAMILLE & PHUPHUMA LOVE MINUS
Cité de la musique – Salle des concerts
Dimanche 31 mai 2020 à 16h30
Catégorie 1 – 22 €
Spectacle

À l’occasion de la saison Africa 2020, une série de concerts dans lesquels l’Afrique et l’Occident se répondent : l’afrofuturisme dialogue avec les traditions, Robyn Orlin rencontre Camille, le Kronos Quartet joue avec des griots et Angélique Kidjo revisite les Talking Heads.

Distribution
Robyn Orlin, conception, mise en scène
Camille, danse, chant
Phuphuma Love Minus
Amos Bhengu, danse, chant
Celimpilo Ngidi, danse, chant
Jabulani Mcunu, danse, chant
Mbongeleni Ngidi, danse, chant
Mbuyiseleni Myeza, danse, chant
Mlungiseleni Majozi, danse, chant
Mqapheleni Ngidi, danse, chant
Saziso Mvelase, danse, chant
Siyabonga Manyoni, danse, chant
S’Yabonga Majozi, danse, chant
Lucky Khumalo, danse, chant

ANGELIQUE KIDJO Remain in light
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Lundi 1er juin 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 22 €
Concert

D’après l’album des Talking Heads

Album séminal des Talking Heads, sorti en 1980, Remain in Light resurgit en pleine lumière grâce à Angelique Kidjo qui reprend intégralement ce fleuron du rock américain et le transporte avec éclat vers le continent africain. Quatrième album studio des Talking Heads, produit par Brian Eno, Remain in Light constitue un jalon essentiel dans la discographie du groupe new-yorkais. Distillant un rock minimaliste très funky, d’une grande richesse (poly)rythmique, il traduit nettement l’influence des musiques africaines, de l’afro-beat en particulier, et allume la mèche du post-punk le plus syncopé. Grande fan de cet album transcontinental, Angélique Kidjo a voulu en offrir sa propre (ré) interprétation. Sorti en septembre 2018, son Remain in Light a été enregistré avec un bel aréopage de musiciens, dont Tony Allen (ex-batteur de Fela Kuti). Donnant la primauté à la rythmique et aux cuivres, il ramène la musique des Talking Heads vers l’Afrique et la propulse dans une nouvelle ère.

ORCHESTRE DE PARIS / WYNTON MARSALIS
Cristian Macelaru – Nicola Benedetti – Jazz at Lincoln Center Orchestra
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Jeudi 4 juin 2020 — 20h30
Catégorie 1 – 43 €
Concert

À la tête du Jazz at Lincoln Center Orchestra, Wynton Marsalis défend une certaine idée du jazz : à la fois exigeant et festif, moderne et proche de ses racines. Ce big band joint ses forces à celles de l’Orchestre de Paris. Figure majeure de la trompette, Wynton Marsalis est aussi un compositeur reconnu. Sa Symphonie no 4, qui utilise « des mélodies teintées de blues, des improvisations de jazz et de violon », fut commandée et créée en 2016 par le New York Philharmonic qui lui avait demandé de composer une musique emblématique de New York. Son Concerto pour violon, écrit pour Nicola Benedetti est teinté de jazz de la Nouvelle-Orléans et de mélodies traditionnelles irlandaises et écossaises, comme un hommage à sa dédicataire, d’origine écossaise.

Programme
Wynton Marsalis
Concerto in D, concerto pour violon
Création française
Jungle Symphony – Symphonie n° 4 

Distribution
Orchestre de Paris
Jazz at Lincoln Center Orchestra
Cristian Macelaru, direction
Wynton Marsalis, trompette
Nicola Benedetti, violon

PAT METHENY / MISSOURI SKIES AND MORE
Orchestre national d’Île-de-France & invités
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Samedi 13 juin 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 37 €

Concert jazz

Accompagné d’un ensemble orchestral, Pat Metheny revisite en toute liberté Beyond The Missouri Sky, radieux album impressionniste enregistré avec Charlie Haden, ainsi que plusieurs autres pièces scintillantes de son répertoire. Mus par un même goût de l’éclectisme, Pat Metheny – guitariste sans frontières – et Charlie Haden – contrebassiste hors limites – ont joué ensemble au sein de nombreuses formations. En outre, ils ont conçu en duo Beyond The Missouri Sky, disque sorti en 1997 sous le mythique label Verve et récompensé par le Grammy Award du meilleur album jazz de l’année. Mêlant morceaux originaux et reprises, l’album délivre un frémissant jazz buissonnier, empreint par instants de folk ou de country. Pat Metheny retraverse ici les paysages de cet album lumineux en compagnie d’un ensemble orchestral. Il ajoute au programme d’autres compositions de son cru, extraites en particulier de Secret Story (1992), album auquel Charlie Haden (mort en 2014) a participé.

Distribution
Orchestre national d’Île-de-France
Pat Metheny, guitare & invités

ORCHESTRE DE PARIS – FINALE
André de Ridder, Katia et Marielle Labèque, Marco Blaauw, Carlo Laurenzi, Stroppa, Berio, Saunders
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Jeudi 18 juin 2020 à 20h30
Catégorie 1 – 25 €
Concert

Ce concert rend hommage au répertoire moderne et contemporain. Dirigé par André de Ridder, il est dominé par le jeu éblouissant de Katia et Marielle Labèque. Créé en 1973 sous la direction de Pierre Boulez, le Concerto pour deux pianos de Berio donne l’apparence d’un divertissement d’une vitalité ébouriffante. Au cours d’une carrière d’une diversité étonnante, Katia et Marielle Labèque ont entretenu des relations privilégiées avec quelques-uns des créateurs les plus significatifs de notre temps. Luciano Berio fut de ceux-là. Ensemble, ils jouaient de la musique de chambre, parlaient de musique des nuits entières. Elles assurèrent en 1973 au Festival de Royan la création européenne du Concerto pour deux pianos – leur enregistrement de 1995 avec le compositeur au pupitre demeure inédit. Come Play With Me (inspiré d’un poème de Yeats), une célébration de la nature par le compositeur italien Marco Stroppa, et Alba (le mot latin pour « blanc ») de l’Anglaise Rebecca Saunders, encadrent cette œuvre très physique, dotée d’une cadence « monstrueuse » (Marielle Labèque).

Programme
Marco Stroppa
Come Play With Me, pour électronique solo et orchestre
(Commande de la SWR de Stuttgart, de Françoise et Jean-Philippe Billarant, et de l’Orchestre de Paris– création française)
Luciano Berio
Concerto pour deux pianos et orchestre
Rebecca Saunders
Alba, concerto pour trompette solo et orchestre (création française)

Distribution
Orchestre de Paris
André de Ridder, direction
Katia Labèque, piano – Marielle Labèque, piano – Marco Blaauw, trompette
Carlo Laurenzi, réalisation informatique musicale Ircam

DEMOS – FAMILLE
Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie
Dimanche 21 juin 2020 à 16h30
Entrée libre sur réservation
Concert

Du 19 au 21 juin 2020, ces trois journées de concerts marquent l’aboutissement de l’année de pratique musicale collective au sein du projet Démos (Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale), qui propose à des jeunes de 7 à 12 ans n’ayant jamais eu l’occasion d’apprendre la musique de jouer en orchestre.

Qu’est-ce que Démos ?
Démos est un projet de démocratisation culturelle s’adressant à des enfants issus de quartiers relevant de la politique de la ville ou de zones rurales insuffisamment dotées en institutions culturelles. Depuis 2010, Démos s’attache à favoriser l’accès à la musique classique par la pratique instrumentale en orchestre. Le dispositif doit sa réussite notamment à un encadrement éducatif adapté, à la coopération entre acteurs de la culture et acteurs du champ social, au développement d’une pédagogie collective spécifique et à la formation continue des intervenants. Initié et coordonné par la Cité de la musique – Philharmonie de Paris, Démos se déploie aujourd’hui sur le territoire national grâce à des partenariats avec les collectivités territoriales.


NOTRE SÉLECTION AU THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSEES…


LE LAC DES CYGNES
Théâtre des Champs-Élysées
Dimanche 29 décembre 2019 à 15h
Catégorie 2 – 48 €

Ballet de l’Opéra National de Kiev
Aniko Rekhviashvili

La troupe du ballet de l’Opéra National de Kiev a conquis Paris l’hiver dernier avec Casse-Noisette. Les voici de retour avec un autre grand classique, Le Lac des cygnes. Le Lac des cygnes est LE ballet classique par excellence, celui qui depuis sa création en 1877 a sans doute connu le plus de représentations et d’entrées au répertoire des plus grandes compagnies à travers le monde. La version dite « classique » de ce ballet, créée en 1894-1895 par Marius Petipa et Lev Ivanov, est le socle de toutes les versions qui suivront, dont parmi les plus connues, celle de Rudolf Noureev. La version de Valery Kovtun présentée par le Ballet de l’Opéra National de Kiev ne déroge pas à la règle en restant fidèle à l’esprit d’origine. C’est déjà à lui que nous devions la version de Casse-Noisette présentée l’hiver dernier et qui avait permis de découvrir la grande technicité de cette compagnie. L’émotion et l’enchantement, portés par l’une des plus étincelantes musiques de ballet de Tchaïkovski, devraient une nouvelle fois être au rendez-vous.

Distribution
Ballet en quatre actes
Valery Kovtun chorégraphie
Piotr Ilitch Tchaïkovski musique

JONAS KAUFMANN Ténor
Théâtre des Champs-Élysées
Lundi 20 janvier 2020 à 20h
Catégorie 2 – 94 €

PKF-Prague Philharmonia
Jochen Rieder direction

L’immense Jonas Kaufmann se fait rare à Paris. L’occasion de ne pas manquer ce nouveau récital. Sa dernière venue remonte à l’automne 2018 quand il avait offert, dans l’intimité du récital, un programme consacré aux Lieder de Strauss, Liszt, Mahler et Wolf. Le voici de nouveau annoncé, et gageons qu’il aura à cœur de retrouver le public de l’avenue Montaigne pour un nouveau rendez-vous. Il sera en compagnie du Prague Philharmonia sous la direction de Jochen Rieder, pour nous emmener à Vienne avec des extraits de son prochain disque à paraître chez Sony Classical.

PROGRAMME
Ma Vienne
Airs d’opérettes extraits de La Chauve-souris, Une Nuit à Venise, Sang viennois de Johann Strauss.
Mélodies viennoises de Robert Stolz, Emmerich Kálmán…

PHILIPPE JAROUSSKY Contre-ténor
JÉRÔME DUCROS PIANO
Théâtre des Champs-Élysées
Vendredi 24 janvier 2020 à 20h
Catégorie 2 – 40 €

On le sait curieux du répertoire baroque comme des pages les plus contemporaines. Son nouveau défi est consacré aux Lieder de Schubert.

PROGRAMME
Schubert Lieder
Schubert est sans nul doute le maître du Lied, et pas seulement pour les quelque 599 numéros recensés que comptent son catalogue de Lieder, mais aussi par le fait qu’il y expérimente toute la richesse du chant lyrique. Il est le premier à offrir une telle importance à ce genre et, disons-le d’emblée, toute son œuvre est irriguée de cette idée de solitude si chère au romantisme allemand. Sans connaître précisément encore le choix opéré dans ce vaste catalogue par Philippe Jaroussky, comment ne pas penser aux grandes voix du passé qui ont immortalisé ce répertoire, du baryton Dietrich Fischer-Dieskau à la soprano Elisabeth Schwarzkopf ? À Philippe Jaroussky et Jérôme Ducros de relever aujourd’hui ce défi d’allier intelligence du texte et l’expressivité musicale et vocale.

Concert chanté en allemand, surtitré en français et en anglais.

SPECTACLE FAMILLE 

LES PETITES NOCES
Théâtre des Champs-Élysées
Dimanche 9 février 2020 à 17h
Placement libre – 15 € + 18 ans
Placement libre – 8 € enfants – 18 ans

 D’après Les Noces de Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart
Opéra participatif jeune public
Opéra chanté en français, surtitré en français

Après Un Barbier et Une Carmen, ce sera au tour de Suzanne, de Figaro, de la Comtesse, du Comte et de Chérubin de nous inviter à chanter tous ensemble, petits et grands. Avec cette nouvelle production de ces Petites Noces, nous poursuivons notre cycle d’opéra participatif avec un nouveau monument de la littérature lyrique d’après Mozart Da Ponte. L’intrigue de cette adaptation jeune public destinée à les initier au monde de l’opéra met avant tout en scène le carré amoureux incarné par Figaro, Suzanne, le Comte et la Comtesse et le cortège de convoitises, désirs, séductions, trahisons et vengeances qui découlent de leurs relations. Cependant, le véritable moteur de l’action, celui qui vient perturber tous les plans par son impétuosité, sa nature imprévisible et sa jeunesse bouillonnante est Cherubin, incarnation de l’adolescent lancé à la conquête du désir et asphyxié par ses passions amoureuses naissantes. Fort logiquement, Cherubin servira de guide pour suivre et vivre péripéties de cette « folle journée ». Tantôt spectateur, tantôt acteur il invitera le public, plus ou moins de son âge, à pénétrer au cœur même de l’histoire pour mieux accompagner les différents personnages dans leurs péripéties.

Durée : 1h15
Iñaki Encina Oyón direction
Gilles Rico mise en scène
Henri Tresbel traduction et adaptation du livret
Bruno de Lavenère scénographie
Violaine Thel costumes
David Debrinay lumières
Tamara Bounazou Suzanne
Kamil Ben Hsaïn Lachiri Figaro
Gilen Goicoechea Le Comte Almaviva
Chloé Chaume La Comtesse Almaviva
Albane Carrère Chérubin
Pierre-Antoine Chaumien Basilio
Orchestre des Jeunes d’Ile-de-France.

LA FEMME SANS OMBRE
Théâtre des Champs-Élysées

Lundi 17 février 2020 à 18h30
Catégorie 2 – 55 € 

Die Frau ohne Schatten

Richard Strauss
Page aussi fascinante que complexe, née de la fructueuse collaboration de Strauss et de son librettiste Hofmannsthal, cette Frau requiert une équipe artistique exceptionnelle, comme celle réunie ici.

Amber Wagner La Teinturière
Michaela Schuster La Nourrice
Elza van den Heever L’Impératrice
Stephen Gould L’Empereur
Michael Volle Barak
Katrien Baerts La voix du faucon
Bror Magnus Tødenes L’apparition d’un jeune homme
Andreas Conrad Le Bossu
Michael Wilmering Le Borgne
Thomas Oliemans Le Messager de Keikobad
Nathan Berg Le Manchot
Yannick Nézet-Séguin direction
Rotterdams Philharmonisch Orkest
Rotterdam Symphony Chorus
Maîtrise de Radio France direction Sofi Jeannin

Fort d’une collaboration qui a vu naître en tout juste quelques années les chefs-d’œuvre que sont Elektra, Le Chevalier à la rose et Ariane à Naxos, Strauss retrouve son librettiste fétiche, le poète Hofmannsthal, pour une nouvelle aventure lyrique sur les traces de La Flûte enchantée. L’héroïne ici est une femme immortelle dont l’absence d’ombre symbolise son impossibilité d’avoir des enfants. Seul l’abandon de son immortalité lui permettra de s’incarner pleinement en donnant la vie. Strauss imagine pour illustrer ce dilemme la forme d’un singspiel au sein duquel deux couples, l’un immortel l’autre mortel, se révèlent au travers d’un parcours initiatique jalonné d’épreuves. L’ouvrage mêle ainsi les registres du fantastique et du tragique pour mieux éclairer la portée d’un message hautement humaniste et fraternel. Composé aux heures les plus sombres de la Première Guerre Mondiale, La Femme sans ombre exprime, comme nul opéra avant lui, l’œuvre de la barbarie tout en imaginant pour l’humanité endeuillée, une issue positive. L’intelligence et la richesse du livret, servi par une écriture symphonique et vocale brillantissime, font de cette page l’un des ouvrages du duo Strauss-Hofmannsthal les plus mystérieux et captivants.

Opéra chanté en allemand, surtitré en français et en anglais

 SPECTACLE FAMILLE 

PINOCCHIO
Théâtre des Champs-Élysées
Dimanche 15 mars 2020 à 15h
Placement libre – 15 € + 18 ans
Placement libre – 11 € enfants – 18 ans

Un conte d’Edouard Signolet d’après l’œuvre originale de Carlo Collodi.
Laetitia Le Saux illustrations.
Laurent Petitgirard musique originale et arrangements.
Weill, Mozart, Vivaldi, Chopin, Ravel...

Les aventures de Pinocchio dans une version où musique, théâtre et illustrations graphiques concourent à créer un véritable univers poétique. Publié en 1881, Les Aventures de Pinocchio, de Carlo Collodi, rompait avec les contes nourris de princes et d’ogres. Un vulgaire morceau de bois sculpté en pantin, en s’animant, va permettre aux enfants de mesurer les vertus de l’obéissance et de l’instruction. Conté par Elliot Jenicot, sur un montage musical qui convoque Weill, Mozart, Vivaldi, Chopin, Ravel…, ce récit fidèle au roman original est mené musicalement tambour battant et superbement animé par les dessins de Laetitia Le Saux, artiste-graphiste spécialisée dans l’illustration pour la jeunesse.

Elliot Jenicot conteur
Kate Combault chant, comédie
Aline Bartissol piano
Arnaud Lehmann violon
Eric Fonteny violoncelle

PASSION SELON SAINT JEAN
Théâtre des Champs-Élysées

Lundi 23 mars 2020 à 20h
Catégorie 2 – 40 € 

Johannes-Passion
Jean-Sébastien Bach
L’aînée des Passions de Bach et déjà la parfaite maîtrise de l’équilibre entre airs solistes et parties chorales

Hana Blažíková soprano
Damien Guillon contre-ténor
James Gilchrist ténor (L’Evangéliste)
Zachary Wilder ténor
Christian Immler basse
Masaaki Suzuki direction
Bach Collegium Japan
Concert chanté en allemand, surtitré en français et en anglais

La mise en musique des derniers jours de la vie du Christ est une tradition qui remonte au début de la chrétienté. Les premières sources manuscrites remontent au IXe siècle. Le genre évolue peu jusqu’au XIVe siècle avec principalement l’introduction progressive de la différenciation des rôles (le narrateur, le Christ…). Ce sera au travers de la réforme luthérienne au début du XVIe siècle qu’il gagne ses lettres de noblesse, à la fois en imposant que le texte soit chanté, non plus en latin, mais en allemand afin d’être compréhensible par tous, et surtout, sous l’influence de l’opéra italien, en développant une forme polyphonique beaucoup plus riche faisant désormais alterner récitatifs, airs et grandes pages chorales. La Passion selon Saint Jean, composée en 1723-24 pour Leipzig fut la première œuvre de vaste dimension écrite pour cette ville où Bach s’était installé depuis peu et pour laquelle il écrira une bonne moitié de ses cantates ainsi que l’Oratorio de Noël. Aujourd’hui encore, cette page majestueuse, qui frappe par la beauté des airs confiés aux solistes et par l’intensité de ses parties chorales, est considérée comme l’un des sommets du corpus du compositeur.

BALLET DU THÉÂTRE STANISLAVSKY DE MOSCOU
TranscenDanses
Théâtre des Champs-Élysées
Jeudi 16 avril 2020 à 20h
Catégorie 2 – 46 €

Le Ballet du Théâtre Stanislavsky visite Paris avec son nouveau directeur artistique, le danseur étoile français Laurent Hilaire. La troupe du Ballet Stanislavsky de Moscou est une institution phare de la vie moscovite depuis longtemps. Le nom de Vladimir Bourmeister, l’une de ses figures emblématiques, qui fut pendant près de trente ans à la direction du ballet, est lui bien connu des parisiens car il signa au début des années 60 une version du Lac des cygnes qui restera LA référence à l’Opéra de Paris avant que celle de Rudolf Noureev ne lui succède. Il y a deux ans, la nomination du danseur étoile Laurent Hilaire apparaît comme un symbole fort puisqu’il devient ainsi le premier Français à diriger une compagnie russe depuis Marius Petipa. Immense interprète qui a fait toute sa carrière à l’Opéra de Paris où il fut nommé étoile à l’âge de 22 ans par Noureev, Laurent Hilaire a, en tout juste deux ans, accompli une véritable révolution artistique au sein de cette troupe de 120 danseurs, en inscrivant d’emblée au répertoire des pièces de Serge Lifar, William Forsythe, George Balanchine et Paul Taylor. Pour cette venue parisienne, il fera démonstration de la belle énergie de ses danseurs avec un programme composé d’une pièce « historique » de Bourmeister, une Pyjama Party du jeune russe Andrey Kaydanovskiy, chorégraphe très actif et imaginatif sur la scène moscovite, et une pièce du suédois Alexander Ekman dont l’ingéniosité scénique n’est plus à démontrer.

RUSSIAN TEMPS/DANSE
Variations sur un thème de Bizet
Vladimir Bourmeister chorégraphie
Georges Bizet musique (Variations chromatiques)
Pyjama Party Première française
Andrey Kaydanovskiy chorégraphie
Karoline Hogl décors et costumes
Alexander Sivaev lumières
Sergey Rylko vidéo designer
Dmitry Cheglakov sound designer et composition musicale
Tyll Première française
Alexander Ekman chorégraphie, décors et design vidéo
Mikael Karlsson musique
Bregje van Balen costumes

LE CHÂTEAU DE BARBE-BLEUE
A kékszakállú herceg vára
Théâtre des Champs-Élysées

Lundi 20 avril 2020 à 19h30
Catégorie 2 – 34 €

Béla Bartók
L’unique opéra de Bartók, gorgé des traditions musicales de sa Hongrie natale est une partition envouûtante servie ici par un duo au sommet.

Matthias Goerne Barbe-Bleue
Michelle DeYoung Judith
Gianandrea Noseda direction
Orchestre National de France
En première partie de programme
Dvořák Le Rouet d’or, poème symphonique
Opéra chanté en hongrois, surtitré en français et en anglais

Quasi contemporain du Pelléas de Debussy et de l’Ariane de Dukas, Le Château de Barbe Bleue est l’unique incursion de Bartók dans l’opéra, mais la forme choisie par le musicien hongrois est en complète rupture avec les ouvrages de ses prédécesseurs. L’action est condensée en un acte unique d’à peine une heure. Mais quelle partition ! Elle regorge d’une imagination sonore audacieuse et éblouissante portant au zénith cette métamorphose de la solitude et de la difficulté du rapport amoureux. Le conte de Charles Perrault devient ici un drame existentiel où l’être humain comme le sentiment sont mis à nu. Les voix ainsi ne sont jamais traitées en duo mais en monologue distinct, tout à tour s’affrontant ou s’effleurant. L’orchestre devient alors le troisième personnage car c’est à lui que revient le soin de créer l’écrin musical de cette joute amoureuse. L’œuvre connut des débuts difficiles, mais fut ardemment défendue par quelques grands chefs, dont Karl Böhm, et a depuis gagné sa place parmi les pages les plus puissantes du XXe siècle.

MISSA SOLEMNIS
Théâtre des Champs-Élysées
Mercredi 22 avril 2020 à 20h
Catégorie 2 – 34 €

Ludwig van Beethoven
Une saison avec Beethoven – #LvB250
Une œuvre monumentale, l’aboutissement de toute une vie musicale et un véritable « Everest » pour ses interprètes.

Mari Eriksmoen soprano
Varduhi Abrahamyan mezzo-soprano
Pavol Breslik ténor
Christof Fischesser basse
Jérémie Rhorer direction
Le Cercle de l’Harmonie
Vokalakademie Berlin
Concert chanté en latin

Beethoven lui-même a déclaré à plusieurs reprises que la Missa Solemnis était sa « meilleure œuvre, son plus grand ouvrage ». Et de fait, il s’agit bien de l’une des plus fascinantes pages de l’histoire de la musique. De vastes proportions, d’une complexité inouïe et d’une exigence extrême pour les chœurs, les solistes vocaux et instrumentaux (la partie de violon solo du Benedictus s’apparente à un véritable concerto), cet ouvrage monumental a intimidé bon nombre d’interprètes (Furtwängler par exemple l’a étudié sans relâche tout au long de sa vie sans jamais la diriger !). Composée entre 1818 et 1823, elle fut créée partiellement le 7 mai 1824 lors du concert où le musicien fit entendre pour la première fois sa Neuvième symphonie. On peine à imaginer aujourd’hui la force qu’il faut pour mener un tel doublé dans une même soirée.

PHILIPPE JAROUSSKY Contre ténor
Théâtre des Champs-Élysées
Vendredi 15 mai 2020 à 20h
Catégorie 2 – 55 €

 Ensemble Artaserse

Troisième rendez-vous cette saison avec Philippe Jaroussky pour un retour aux sources de la virtuosité baroque avec Haendel et Vivaldi.

Programme
Airs d’opéras de Vivaldi et Haendel

Le compagnonnage de Philippe Jaroussky avec l’œuvre de Haendel est ancien et il aime à y revenir régulièrement. Les corpus lyriques du Caro Sassone et de Vivaldisont pamri les plus importants pour l’époque baroque et offrent chacun quelques-uns des plus beaux airs écrits à l’origine pour les castrats, dont les contre-ténors modernes font aujourd’hui leur miel. Avec son timbre opalin et une voix souple et agile, Philippe Jaroussky est le contre-ténor le plus incontournable de sa génération. Sa parfaite maîtrise technique lui permet des nuances aussi audacieuses que périlleuses. Pour ce nouveau récital, il retrouve les instrumentistes de l’Ensemble Artaserse. Toujours à la recherche de splendeurs inédites, gageons que quelques perles rares trouveront place auprès de certains grands airs de ce répertoire.


NOTRE SÉLECTION À L’OPÉRA COMIQUE


LA DAME BLANCHE
François-Adrien Boildieu
Opéra Comique
Jeudi 20 février 2020 à 20h
Catégorie B – 72 €

1759 – un village écossais, loin des guerres du continent, un château en déshérence, hanté par un fantôme, des paysans loyaux mais crédules, une orpheline courageuse, un soldat amnésique et chevaleresque, un intendant cupide, un juge corrompu : tels sont les protagonistes d’une intrigue où se succèdent apparitions fantastiques et coups de théâtre. Avec son 26e opéra-comique, Boieldieu enthousiasma Rossini : « Vous avez accompli un tour de force, êtes resté spirituel et vrai, animé et dramatique », Weber : « Depuis Les Noces de Figaro, on n’a pas écrit un opéra-comique de la valeur de celui-ci » et Wagner : « C’est la plus belle qualité des Français qui s’exprime dans cet opéra ». La Dame blanche fut le premier titre de l’Opéra Comique à atteindre 1000 représentations et connut un succès mondial et durable, jusqu’à inspirer la fin du Trésor de Rackhamle Rouge à Hergé. Pour ranimer ce modèle du genre, pièce palpitante et partition étincelante, Julien Leroy et Pauline Bureau prennent la tête d’une pléiade d’interprètes menés par Philippe Talbot, notre Comte Ory de 2017 : pour eux, comédie et chant virtuose procèdent du même plaisir.

Durée estimée : 2h30
Spectacle en français, surtitré en français et anglais.
Direction musicale Julien Leroy. Mise en scène Pauline Bureau.

MACBETH UNDERWORLD
Pascal Dusapin
Opéra Comique
Vendredi 27 mars 2020 à 20h
Catégorie A – 52 €

Tous sont morts, mais certains ne le savent pas : Macbeth, Lady Macbeth, le spectre de Banco, l’enfant… Cet enfant mort est la pierre angulaire de la culpabilité qui hante les Macbeth. Enfermés dans des limbes opératiques, ils sont condamnés à revivre leur passé, dans un outre-monde gardé par des êtres de cauchemar.Emblématique du mal, le couple shakespearien nous entraîne dans les régions les plus sombres de l’âme humaine. Pascal Dusapin, l’un des grands créateurs d’opéra aujourd’hui, a composé sa nouvelle œuvre sur un texte de Frédéric Boyer, quatre ans après Penthesilea. Écrit d’après la pièce originale, ce chemin de croix dit aussi notre monde : « Il ne s’agit pas de raconter une histoire de plus, dit Pascal Dusapin, mais de faire plus d’histoires avec l’opéra. L’opéra, c’est dire en chantant ce qui nous préoccupe ensemble. »Cette co-commande de l’Opéra Comique et de la Monnaie, créée le 20 septembre 2019 à Bruxelles, est donnée ici en première française. Thomas Jolly invente l’espace scénique de cet outre-monde et Franck Ollu déploie son univers sonore, en fin connaisseur qu’il est de l’œuvre et de la démarche de Pascal Dusapin.

Durée estimée : 1h45
Spectacle en anglais surtitré en francais et anglais.

MON PREMIER FESTIVAL D’OPÉRA
Du 15 mars au 27 avril 2020

Pour sa 3e édition, Mon Premier Festival d’opéra propose la reprise d’un spectacle lyrique et deux opéras spécialement conçus pour les enfants. En ouverture, une journée gratuite entièrement dédiée aux familles. Un rendez-vous à ne pas manquer pour initier vos enfants à l’émotion de la musique et du chant et leur donner le goût du spectacle vivant !

À partir de 6 ans.

PETITE BALADE AUX ENFERS
Opéra Comique
Dimanche 19 avril 2020 à 11h
Catégorie A – 18 € + 18 ans
Catégorie A – 9 € enfants de 6 à 18 ans

Spectacle lyrique avec marionnettes, d’après Orphée et Eurydice de Gluck. Orphée a perdu son épouse Eurydice le jour de leur mariage. Il va courageusement la chercher aux Enfers, affrontant monstres et furies pour la retrouver au séjour des ombres heureuses. Pourra-t-il la ramener d’entre les morts sans lui jeter un regard, ainsi qu’il s’y est engagé auprès des dieux ? Orphée est le mythe fondateur de l’histoire de l’opéra en Occident parce qu’il montre la musique et le chant plus forts que la mort, plus puissants que les Enfers. La plasticienne Valérie Lesort propose de l’œuvre de Gluck une version féerique et pleine d’humour pour chanteurs et marionnettes. Un spectacle enchanteur pour initier les enfants aux voix lyriques.

Durée : 1 heure.

À partir de 6 ans.

Mise en scène de Valérie Lesort. Direction musicale, piano : Marine Thoreau la Salle. Lumières et scénographie – Pascal Laajili. Marionnettes : Sami Adjali, Carole Allemand, Valérie Lesort, Christian Hecq. Orphée : Marie Lenormand. Eurydice : Judith Fa Amour : Marie-Victoire Collin (Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique) Chœur : Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique

 SPECTACLE FAMILLE 

LAIKA, LE CHIEN DE L’ESPACE – FAMILLE
Opéra Comique
Dimanche 26 avril 2020 à 15h
Catégorie A – 18 € + 18 ans
Catégorie A – 9 € enfants de 6 à 18 ans

Opéra pour enfants de Russell Hepplewhit.

Laïka fut le premier être vivant à partir dans l’espace : le programme spatial soviétique avait choisi cette chienne de trois ans, trouvée errante dans une rue de Moscou, pour embarquer le 3 novembre 1957 à Baïkonour, dans Spoutnik 2. Laïka survécut au décollage et à la mise en orbite, mais mourut au bout de quelques heures. L’événement mobilisa les défenseurs des animaux dans le monde entier. Cet opéra pour enfants créé en 2013 à Londres est donné depuis en tournée européenne. Science, musique, films d’animation, images d’archives et moments interactifs se conjuguent dans ce spectacle à la fois pédagogique et onirique.

Durée : 1 heure.

À partir de 6 ans

Livret de Tim Yealland traduit en français par Julien Chavaz.
Direction musicale : Stephanie Gurga. Mise en scène : Anne Schwaller.
Scénographie : Valère Girardin. Costumes : Amandine Rutschmann.
Création vidéo : Les Frères Guillaume. Lumières : Eloi Gianini.
Solistes : Laurène Paternò, Cassandre Stornetta, Jean Miannay, Benoît Capt.
Comédien-marionnettiste : Yves Adam.

 SPECTACLE FAMILLE 

LE VOYAGE DANS LA LUNE – FAMILLE
Jacques Offenbach
Opéra Comique
Dimanche 31 mai 2020 à 15h
Catégorie A – 26 €

Les habitants de la Lune se nomment les Sélénites, c’est bien connu. Ce qui l’est moins, c’est que l’amour et l’ambition n’existent pas chez eux. Les Sélénites sont fort surpris lorsqu’un jour alunissent trois Terriens : le prince Caprice, le roi Vlan et l’astronome Microscope, dont les provisions – quelques élixirs et des pommes – vont vite produire des effets ravageurs… En 1875, Offenbach remporta un succès phénoménal avec cet opéra-féerie délirant, inspiré de deux romans de Jules Verne, De la Terre à la Lune et Au centre de la Terre. Chansons irrésistibles, ballets cocasses ou ravissants et chœurs entraînants, farandole de personnages incroyables composent une intrigue riche en péripéties, qui s’achève sur un merveilleux clair de Terre. Laurent Pelly et Agathe Mélinand adaptent cette œuvre hors normes pour le plateau de l’Opéra Comique et les talents pluriels de la Maîtrise de l’Opéra Comique. Sous la baguette alerte d’Alexandra Cravero, les Frivolités Parisiennes raniment avec enthousiasme cette grande comédie musicale dont la musique, l’inventivité et le bel esprit vont éblouir petits et grand.

Opéra-féerie en quatre actes, sur un livret d’Albert Vanloo, Eugène Leterrier et Arnold Mortier d’après Jules Verne. Créé au Théâtre de la Gaîté en 1875.
Direction musicale : Alexandra Cravero. Mise en scène : Laurent Pelly.
Décors : Barbara de Limburg. Costumes : Alice Touvet. Lumières : Joël Adam.
Adaptation du livret : Agathe Mélinand.
Solistes et chœur : Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique (Direction artistique : Sarah Koné).
Orchestre – Les Frivolités Parisiennes

Durée estimé : 2h30
Spectacle en français, surtitré en français et anglais.

LE BOURGEOIS GENTILHOMME
Molière / Jean-Baptiste Lully
Opéra Comique
Vendredi 26 juin 2020 à 20h
Catégorie A – 38 €

Monsieur Jourdain étudie les arts et les bonnes manières, escomptant qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre et s’élever dans la société. Il est condamné à être splendidement dupé, jusqu’à croire marier sa fille au fils du Grand Turc. Au centre de la dernière comédie-ballet de Molière et Lully, ce bourgeois qui se rêve gentilhomme fit sourire Louis XIV : « Voilà le vrai comique et la bonne et utile plaisanterie », remercia le monarque. L’œuvre préfigure l’opéra tant musique, chant et danse s’intègrent à la trame dramatique. Jérôme Deschamps, qui signe un spectacle total, apporte humanité et poésie à ce rêveur de Jourdain. Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre font rutiler cette partition festive.

Comédie-ballet en cinq actes. Créée au château de Chambord en 1670.
Direction musicale : Marc Minkowski (15, 16, 18, 19, 21 juin) – Thibault Noally (20, 25, 26, 27, 28 juin).
Mise en scène : Jérôme Deschamps. Décors : Félix Deschamps. Costumes : Vanessa Sannino.
Chorégraphie : Natalie van Parys. Lumières : François Menou.
Production Compagnie Jérôme Deschamps

Durée estimée : 3 heures.
Spectacle en français, surtitré en français et anglais

CARMEN
Georges Bizet
Opéra Comique
Jeudi 1er octobre 2020 à 20h
Catégorie B – 72 €

Parmi les cigarières de Séville, Carmenla bohémienne est la plus séduisante et la plus fantasque. Elle est arrêtée pour avoir agressé une camarade, mais subjugue le brigadier Don José qui la laisse s’échapper. Pour elle, il perd son grade puis déserte, embrassant dès lors la vie aventureuse des gitans et des contrebandiers. Carmen est l’opéra français le plus joué au monde et le titre le plus programmé à l’Opéra Comique. Pourtant la création choqua avec son naturalisme précurseur et son héroïne affranchie, que n’adoucissait guère la couleur espagnole, magistralement réinventée entre Paris et Bougival. Après la mort de Bizet, Carmen conquit Vienne, Bruxelles, Saint-Pétersbourg, New York… pour ne triompher à Paris qu’en 1883. En 2020, ce chef-d’œuvre visionnaire se ressource à l’Opéra Comique tout en confirmant sa vocation universelle. Andreas Homoki s’inspire de son parcours dans l’histoire du théâtre. Lon Yu dirige la rencontre des chanteurs francophones menés par Gaëlle Arquez, qui chantera enfin à Paris ce rôle dans lequel elle triomphe depuis 2017.

Durée estimée : 3 heures.

Spectacle en français, surtitré en français et anglais.
Opéra-comique en quatre actes, sur un livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy d’après Mérimée.
Créé en 1875 à l’Opéra Comique. Direction musicale : Long Yu.
Mise en scène : Andreas Homoki.
Carmen : Gaëlle Arquez
Don José : John Osborn
Micaëla : Nathalie Manfrino. Escamillo : Jean-François Lapointe
Frasquita : Florie Valiquette. Mercédès : Aliénor Feix
Zuniga : Tomislav Lavoie. Moralès : Jean-Christophe Lanièce
Le Dancaïre : Boris Grappe. Le Remendado : Quentin Desgeorges
Chœurs – accentus Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique
Orchestre Symphonique de Shangh

HIPPOLYTE ET ARICIE
Jean-Philippe Rameau
Opéra Comique
Jeudi 12 novembre 2020 à 20h
Catégorie B – 72 €

Le prince Hippolyte aime Aricie, belle captive vouée au culte de Diane. En l’absence du roi Thésée, disparu aux Enfers, il fait appel à sa belle-mère, la reine Phèdre. Il ne peut se douter que Phèdre, qui l’aime en secret, veut lui proposer et sa main et le trône. Mais surtout, qui imaginerait que Thésée revienne un jour du royaume de Pluton ? Le 1er octobre 1733 était créée, à l’Opéra, une tragédie lyrique d’une intensité si extraordinaire qu’elle changea le cours de la musique française. Hippolyte et Aricie tirait son sujet d’Euripide et de Racine. Rameau, organiste et théoricien peu connu, déjà quinquagénaire, produisait son premier opéra. Il allait désormais régner sur la scène musicale avec son orchestre descriptif et son harmonie inventive, toujours au service du drame. Rameau modifia son chef-d’œuvre à chacune de ses reprises. C’est la version de 1757, sans prologue, que Raphaël Pichon dirige à la tête de l’ensemble Pygmalion, dont l’orchestre joue sur instruments d’époque. Jeanne Candel, qui s’attache à faire de la musique un théâtre, ne pouvait que rencontrer Rameau le visionnaire.

Spectacle en français, surtitré en français et anglais.
Durée estimée : 2h30
Tragédie lyrique en cinq actes, sur un livret de l’abbé Pellegrin.
Direction musicale : Raphaël Pichon. Mise en scène : Jeanne Candel

Décors : Lisa Navarro. Costumes : Pauline Kieffer. Dramaturgie et direction d’acteur : Lionel Gonzales.
Hippolyte : Reinoud van Mechelen. Aricie : Elsa Benoit
Chœur et orchestre : Pygmalion

 SPECTACLE FAMILLE 

CONCERT DE NOËL
Opéra Comique
Samedi 19 décembre 2020 à 15h
Catégorie A – 11 € + 18 ans
Catégorie A – 8 € enfants de 6 à 18 ans

Pour son concert de Noël, la Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique propose un programme éclectique et inventif, à son image : des airs traditionnels de Noël (Britten, Poulenc…) jusqu’à des mélodies modernes (Pentatonix, Léonard Cohen…), pour un moment de partage, d’émotion et de fête. De quoi vous ravir et vous préparer à accueillir l’hiver en musique !

Durée estimée : 1h30

FANTASIO
Jacques Offenbach
Opéra Comique
Dimanche 20 décembre 2020 à 15h
Catégorie B – 72 €

Le jeune Fantasio a perdu le goût de la vie, il rêve de changer de peau. Justement, le bouffon du roi vient de mourir : pourquoi ne pas le remplacer ? Or personne n’aimait plus le défunt que la princesse Elsbeth, promise à une désolante union politique. Le nouveau bouffon va amener la princesse à écouter son cœur. Jusqu’où se laissera-t-elle séduire ? Offenbach avait rencontré Musset à la Comédie-Française et lui devait l’un de ses premiers succès. Avec ses couleurs romantiques, ce Fantasio remanié par le frère du poète l’enflamma. Mais en 1872, sa création suivait de trop près la défaite de Sedan, et le public rejeta la prétention d’Offenbach à faire autre chose que de l’opérette. La partition de Fantasio fut recyclée dans Les Contes d’Hoffmann, puis disparut en partie dans l’incendie de la Salle Favart. En 2017, Laurent Campellone et Thomas Jolly ranimaient ce joyau récemment reconstitué. Marianne Crebassa y incarnait avec panache le rôle-titre, créé en 1872 par la future Carmen. Donné au Théâtre du Châtelet pendant les travaux de la Salle Favart, leur Fantasio endiablé retrouve en 2020 le théâtre qui l’a vu naître.

Spectacle en français, surtitré en français et anglais.
Durée estimée : 2h45, entracte compris.

Opéra-comique en trois actes, sur un livret de Paul de Musset d’après la pièce d’Alfred de Musset.
Créé à l’Opéra Comique en 1872.
Direction musicale : Laurent Campellone. Mise en scène : Thomas Jolly.
Fantasio : Marianne Crebassa
La princesse Elsbeth : Jodie Devos. Le roi de Bavière : Franck Leguérinel
Chœur : Ensemble Aedes
Orchestre de chambre de Paris


MAIS AUSSI…


FARID CHAMEKH – FAMILLE
Palais des Glaces – Petit Palais
Jeudi 12 décembre 2019 à 20h
Catégorie unique – 14 €

Avec Farid Chameck, produit par Robin Production.

C’est l’histoire d’un mec qui n’était pas destiné à faire ce qu’il fait aujourd’hui et qui ne se trouve jamais au bon endroit… C’est peut-être parce qu’il est originaire d’une province qu’on ne trouve même pas sur la carte météo… ? De sa campagne natale, il n’aurait jamais dû se retrouver à Sao Paulo pour apprendre la Capoiera ni obtenir un poste dans la fonction publique et encore moins jouer des sketchs dans un hôpital psychiatrique… Alors quand Jamel le sollicite pour la première partie de sa tournée et qu’il se retrouve devant François Hollande, Jean Paul Belmondo ou Monica Bellucci, il regarde son parcours avec un certain étonnement… À l’approche de la quarantaine, il est peut-être temps d’essayer d’exploiter ses névroses et de mettre en avant son regard aiguisé sur la société et ses failles.

Durée : 1h15

 SPECTACLE FAMILLE 

CENDRILLON 
L’Alhambra
Dimanche 15 décembre 2019 à 14h
Catégorie 1 – 10 €

Une adaptation détonante du conte de Perrault.

On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents spectacles des Nomadesques : Le loup est revenu ! , Le Chat botté et Tout Molière… ou presque ! Beaucoup d’humour, un grain de folie et des personnages hilarants, aussi burlesques que décalés.

Production : Les Nomadesques

TOUTE LA COMÉDIE… OU PRESQUE !
L’Alhambra
Dimanche 29 décembre à 15h30
Placement libre -10 €

Après avoir réussi à monter toutes les pièces de Molière, en 1 heure, 2 minutes et 27 secondes, Les Nomadesques se lancent dans un pari encore plus fou : raconter toute l’histoire de la comédie depuis la création de l’univers, jusqu’à aujourd’hui en moins d’une heure ! Un spectacle azimuté qui mélange le vaudeville, la commedia dell’Arte, le stand-up et Christophe Colomb ( !) et qui permet à tous de (re) découvrir les plus grands auteurs comiques de tous les temps : Aristophane, Plaute, Shakespeare, Molière, Goldoni, Marivaux, Feydeau, etc…. On y retrouve tous les ingrédients qui font le succès des Nomadesques depuis des années : un zeste d’énergie, une pointe d’humour,  un brin d’enthousiasme et un gros grain de folie ! Un spectacle à la fois ludique et pédagogique à voir en famille!

Dès 8 ans

 SPECTACLE FAMILLE 

ÉMILIE JOLIE EST UNE PETITE FILLE RÊVEUSE
Olympia
Dimanche 29 décembre 2019 à 14h
Catégorie 1 – 28 €

Quand un soir ses parents la laissent seule dans sa chambre, elle prend peur. Partant dans un de ses rêves, elle imagine que les personnages de son livre d’image l’appellent. Et elle va se réfugier parmi eux. Mais ô surprise, tous ces personnages ne sont pas ce qu’elle croyait. Ils sont pleins de faiblesses, de manques, et de souffrances. Ils ont plus besoin d’Emilie qu’elle n’a besoin d’eux. Enfermés dans leurs pages, ils sont à la recherche de la fée qui viendra les soulager. Alors, chanson après chanson, Emilie trouve les mots justes qui leur feront du bien. Mais quand arrive la page de la Sorcière la partie est plus rude. Son problème à elle, c’est qu’elle ne veut plus faire le mal. Elle rêve de devenir une princesse pour ne faire que le bien. Mais comment rencontrer le Prince charmant qui fera d’elle une princesse ? Alors, encadrée de l’Horloge et de la Compagnie des lapins bleus, Emilie, tournant l’une après l’autre les pages de son grand livre, part à la recherche du beau Prince qui libérera la Sorcière. Elle suit ainsi le conseil que le Grand Oiseau lui avait prodigué quand elle a voulu partir sur ces ailes : « Non Emilie, il faut d’abord que tu tournes d’abord toutes les pages de ta vie« .

LA MACHINE DE TURING
Théâtre Michel
Samedi 4 janvier 2020 à 21h
Catégorie 1 – 23 €

Avec Benoît Soles et Amaury de Crayencour ou Mathyas Simon et Eric Pucheu.

L’incroyable destin d’Alan Turing, le mathématicien anglais qui a brisé le code secret de l’Enigma allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Turing a construit une machine pensante qui se révèlera être le premier ordinateur. Contraint au silence par les services secrets, il fut condamné pour homosexualité, avant de se suicider en croquant une pomme empoisonnée rappelant étrangement un célèbre logo… « Vous est-il déjà arrivé de détenir un secret, un grand secret ? Non ? Dans ce cas, vous ignorez combien il peut être difficile de le garder pour soi. De toutes les choses immatérielles, le silence est l’une des plus lourde à porter. Et justement, ma vie était remplie de secrets… Avez-vous déjà entendu parler de l’Enigma ? Bien sûr que non, comment le pourriez-vous ? Alors, c’est le moment d’être bien attentif. »

La Machine de Turing a été distinguée quatre fois lors de la 31e cérémonie des Molières.
Molière du Théâtre privé
Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre Privé : Benoit Solès
Molière de l’Auteur francophone vivant : Benoit Solès
Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé : Tristan Petitgirard.

BÉJART BALLET LAUSANNE
BÉJART FÊTE MAURICE

Palais des Congrès
Jeudi 27 février 2020 à 20h30
Catégorie 1 – 65 €

Gil Roman dévoile sa dernière création t ’M et variations…, un ballet où les pas sont autant de mots adressés à Maurice. Page après page, sous la forme d’un journal, relation à l’intime, le chorégraphe propose une suite de variations sur le thème de l’amour et de la nécessité intérieure de la danse. Une chorégraphie radicalement fascinante, chronique d’un jour de fête. De l’inédit toujours, la Compagnie rend hommage au maître à travers un ballet composé d’extraits de ses chorégraphies. Série de pas de deux entrelacés et d’extraits de ballets plus amples, Béjart fête Maurice (version avec Boléro) se veut une rhapsodie légère, une célébration, une cérémonie. Réunis par Gil Roman exactement comme on compose un récital, un spectacle festif, une rencontre légère, ces fragments de ballets célèbrent le sens de la fête de Béjart et l’humanité des interprètes. Ni anthologie, ni manifeste, un spectacle pour le pur plaisir de la danse.

 SPECTACLE FAMILLE 

LES SOULIERS ROUGES
Folies Bergères
Jeudi 6 février 2020 à 21h
Catégorie 1 – 44 €

Le spectacle musical écriet par Marc Lavoine et composé par Fabrice Aboulker. Chorégraphie de Victor Bosch.

L’adaptation libre du célèbre conte de Hans Christian Andersen nous raconte l’histoire d’Isabelle, une jeune fille au cœur pur, qui monte à Paris pour tenter d’accomplir son rêve : devenir danseuse Étoile. Victor, chorégraphe réputé de l’Opéra, a décidé de se lancer dans un projet insensé : monter le ballet maudit « Les Souliers Rouges ». La légende dit que le diable hante depuis toujours les couloirs de l’Opéra au sujet de ce ballet, et qu’il y aurait caché une paire de ballerines rouges. Ces chaussons magiques portent en eux un piège : « Celle qui les chaussera connaîtra la renommée mais devra renoncer à l’amour, sinon la malédiction sera terrible. » Victor cherche sans relâche son héroïne et comme dans Cendrillon, les ballerines choisissent leur Étoile, la ravissante Isabelle… Le ballet connaît la gloire. Pourtant, Victor sait que le diable ne le laissera pas vivre le succès aussi facilement. Ben, un jeune et beau journaliste, tombe amoureux d’Isabelle et la met, malgré lui, à l’épreuve…

 SPECTACLE FAMILLE 

GHOST
Théâtre Mogador
Vendredi 20 mars 2020 à 20h
Catégorie 1 – 36 €

Ghost navigue entre histoire d’amour, thriller et surnaturel : un jeune couple, Molly et Sam, s’installe dans un loft de Brooklyn pour s’y construire un radieux avenir mais tout s’effondre lorsque Sam est mortellement blessé dans une rixe. Du corps de Sam s’échappe un double fantomatique, qui ne se résout pas à quitter l’amour de sa vie, quand il comprend que sa mort n’est pas aussi accidentelle qu’elle peut paraître et qu’un danger plane sur Molly. Par l’entremise d’une cartomancienne haute en couleurs (irrésistible Whoppi Goldberg à l’écran), Sam va parvenir à entrer en contact avec Molly… Le musical reprend les éléments forts du film de 1990 incarné à l’écran par Demi Moore et Patrick Swayze, à commencer par la chanson Unchained Melody (un succès de 1965 que l’on doit aux Righteous Brothers). C’est donc un inédit en France qui sera à l’affiche de Mogador, un musical porté par les créations musicales de Dave Stewart (Eurythmics) et Glen Ballard (dont le nom est associé à Mickael Jackson, Alanis Morissette, Céline Dion ou encore Elton John et qui a obtenu pour son travail 6 Grammy Awards et un Golden Globe).

DITA VON TEESE
Folies Bergère
Jeudi 14 mai 2020 à 20h
Catégorie 2 – 55 €

Après une première tournée européenne triomphale, la Diva internationale de l’effeuillage, Dita Von Teese, annonce son retour avec « Glamonatrix » ! Deux ans après « The Art of the Teese – la tournée burlesque la plus réussie de tous les temps, jouée à guichets fermés dans des villes des États-Unis, du Canada, d’Europe et d’Australie – la revue burlesque  Glamonatrix emmènera le public dans un voyage visuel époustouflant avec des performances à couper le souffle. Ce spectacle de variétés prestigieux présente de nouvelles productions extravagantes de Dita Von Teese et des artistes qui l’accompagnent.