DÉCOUVREZ L’INFO SPECTACLES JANVIER-FEVRIER 2020

VENTE À PARTIR DE MARDI 7 JANVIER 2020 AU CIE BOURSE

Vous devez impérativement vérifier les dates, horaires et lieux sur vos billets ou contremarques. Vous serez informé par e-mail du lieu de retrait de vos billets.
Pour la billetterie, la rupture de stock n’est pas opposable au CIE Bourse
Accès : 12 spectacles par an par ouvrant-droit dans la limite de 2 billets par spectacle,
+ 3 spectacles « Famille » par an selon la composition familiale – RFB/Info spectacles confondus


NOTRE SÉLECTION À LA PHILHARMONIE DE PARIS…


YUJA WANG
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Mardi 17 mars 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 46 €
Récital piano

Yuja Wang s’est imposée en quelques années seulement au sommet de l’élite mondiale du piano. Sa technique en acier, son abattage, sa présence éclatante sur scène, son jeu naturel et la variété de ses programmes ne cessent d’impressionner. Il y a bien un phénomène Yuja Wang. Depuis quand la planète clavier n’avait-elle pas connu une pianiste aux doigts aussi véloces et précis ? Le nom de Martha Argerich vient spontanément à l’esprit. Mais ce qui fascine aussi chez la pianiste chinoise, c’est sa capacité à embrasser les répertoires les plus variés, de Beethoven à Ligeti, de Schubert à Prokofiev, de Mendelssohn à Rachmaninov. Son don d’intégrer en un minimum de temps les partitions les plus complexes n’est pas moins stupéfiant. Aucune pose, aucune affectation dans son jeu mais un naturel qui va droit à l’essentiel. Le charisme et la vitalité sur scène de Yuja Wang rendent chacun de ses récitals particulièrement précieux

Programme
Alban Berg
Sonate
Entracte
Frédéric Chopin
Barcarolle op.60
Mazurka en si mineur op. 33 n° 4
Polonaise-Fantaisie op. 61
Enrique Granados
Fandango
Isaac Albéniz
Malaga

LONDON SYMPHONY ORCHESTRA / FRANÇOIS-XAVIER ROTH
Alisa Weilerstein – Bartók, Elgar
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Lundi 23 mars 2020 à 20h30
Catégorie 3 – 28 €
Concert symphonique

La Suite de danses de Bartók enthousiasme par la franchise de ses rythmes tandis que le Prince de bois nous mène au cœur d’une féerie orchestrale. De caractère automnal, le Concerto d’Elgar s’est imposé comme un fleuron du genre. « Musique paysanne inventée », selon les termes de Bartók, la Suite de Danses s’inspire des nombreux rythmes et mélodies traditionnels que récolta le compositeur, tant en Hongrie que chez les populations roumaines, slovaques et d’Afrique du nord. Cette partition se clôt dans un tourbillon auquel on ne peut résister. Plus sophistiqué, et marqué par un goût prononcé pour les sortilèges orchestraux, Le Prince de bois atteint à une luxuriance digne d’un Ravel. En dépit de l’introduction déclamatoire et pleine de passion du soliste, le caractère volontiers mélancolique l’emporte dans l’ultime ouvrage d’importance achevé par Elgar, ce Concerto pour violoncelle marqué de son empreinte par Jacqueline du Pré, désormais une des œuvres fétiches d’Alisa Weilerstein.

Programme
Béla Bartók
Suite de danses
Le Prince de bois
Edward Elgar
Concerto pour violoncelle

Distribution
London Symphony Orchestra
François-Xavier Roth, direction
Alisa Weilerstein, violoncelle

ERNEST ET CÉLESTINE – FAMILLE
Benjamin Moussay et invités
Cité de la Musique – Salle des concerts
Mercredi 1er avril 2020 à 17h30
Catégorie unique – 13 €

 Ciné-concert en famille

Défiant les conventions, Ernest, un ours marginal, clown et musicien, accueille chez lui Célestine, une souris orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi. La musique composée par Vincent Courtois est interprétée en direct par un ensemble de huit musiciens dirigés par Benjamin Moussay au piano.

Famille, à partir de 5 ans
Durée : environ 1h25

Programme
Ernest et Célestine
Film de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, France, 2012, 79 minutes
Musique de Vincent Courtois
Scénario et dialogues de Daniel Pennac
Paroles de Thomas Fersen
D’après les albums de Gabrielle Vincent (Éditions Casterman)

¡HOLA PABLO! – FAMILLE
Cité de la musique – Musée de la musique
Dimanche 5 avril 2020 à 15h30
Catégorie unique – 5 €
Concert-promenade au musée

Les concerts-promenades permettent à des musiciens, conteurs ou danseurs d’investir le Musée en proposant concerts, performances, ateliers ou rencontres. Grâce à ces artistes, le musée se fait lieu de musiques et d’art vivant, d’où naissent la rencontre et la découverte. À chacun d’élaborer son parcours ! Le Musée vous transporte au cœur de l’Espagne traditionnelle et confie sa guitare flamenca Hernandez à Mathias Berchadsky, l’un des guitaristes flamenco les plus en vue de sa génération. Dans l’esprit des tablaos (cafés chantants), véritables temples du flamenco, retrouvons le chant flamenco traditionnel, les rumbas gitanes et la danse flamenca.

À partir de 6 ans et adultes

L’OISEAU DE FEU
Les siècles – François-Xavier Roth – Isabelle Faust – Stravinski
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Vendredi 17 avril 2020 à 20h30
Catégorie 1 – 31 €
Concert symphonique

Trois aspects du talent protéiforme de Stravinski : le musicien spirituel des dialogues chambristes du Concerto pour violon, le coloriste des chatoiements orchestraux de L’Oiseau de feu, la puissance tellurique du Sacre du printemps. « Je n’étais pas absolument novice dans le maniement du violon (…) ; c’est surtout l’Histoire du soldat qui m’avait donné l’occasion d’approcher la technique du violon comme instrument solo », faisait remarquer Stravinski. Dans son Concerto pour violon (1931), le soliste dialogue souvent avec un autre instrument en un savoureux esprit de badinage. De l’énigmatique Berceuse aux rugissements de la Danse infernale de Katschei, jusqu’à l’embrasement final, les leçons de Rimski-Korsakov ont porté leurs fruits dans L’Oiseau de feu, portées par l’imagination de Stravinski. En 1913, un séisme se produit à Paris : la création du Sacre du printemps suscite un scandale mémorable, à la hauteur de la modernité de ce ballet que Stravinski avait voulu comme un hymne au paganisme, au primitivisme et aux forces obscures de l’âme humaine. Il n’y a pas d’histoire dans ce ballet chorégraphié par Nijinski, juste deux tableaux : l’adoration de la Terre et le sacrifice d’une adolescente sous les yeux de la communauté réunie en transe. La musique est l’une des plus incroyables jamais écrites : puissante, rythmée, éclatante, virtuose…

Programme
Igor Stravinski
Concerto pour violon
L’Oiseau de feu
(Suite de 1945)
Le Sacre du printemps

Distribution
Les Siècles
François-Xavier Roth, direction
Isabelle Faust, violon

NICHOLAS ANGELICH
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Lundi 4 mai 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 46 €
Récital piano

Il y a de la force tranquille chez Nicholas Angelich, mais aussi une vive sensibilité, de celle qui éclaire les partitions d’une lumière bienfaisante. Colossale, sa technique est au service de la seule musique. Ayant appris de maîtres aussi différents qu’Aldo Ciccolini, Yvonne Loriod, Michel Béroff, Leon Fleisher, Fou T’song, Nicholas Angelich se distingue rapidement dans les concours internationaux (2ème Prix du concours de Cleveland, 1er Prix du Concours Gina Bachauer). Depuis, le plus français des pianistes américains, Victoire de la musique du soliste de l’année en 2013 et 2019, a conquis une place de choix dans le cœur des mélomanes. Sa générosité en fait un partenaire de musique de chambre recherché par les plus grands (Argerich, Capuçon). C’est aussi un soliste de première importance aux capacités techniques hors du commun, à la fine sensibilité et dont les goûts musicaux variés lui font parcourir avec autant de bonheur les œuvres de Beethoven et Brahms que celles de Prokofiev et Messiaen.

ROBYN ORLIN, CAMILLE & PHUPHUMA LOVE MINUS
Cité de la musique – Salle des concerts
Dimanche 31 mai 2020 à 16h30
Catégorie 1 – 22 €
Spectacle

À l’occasion de la saison Africa 2020, une série de concerts dans lesquels l’Afrique et l’Occident se répondent : l’afrofuturisme dialogue avec les traditions, Robyn Orlin rencontre Camille, le Kronos Quartet joue avec des griots et Angélique Kidjo revisite les Talking Heads.

Distribution
Robyn Orlin, conception, mise en scène
Camille, danse, chant
Phuphuma Love Minus
Amos Bhengu, danse, chant
Celimpilo Ngidi, danse, chant
Jabulani Mcunu, danse, chant
Mbongeleni Ngidi, danse, chant
Mbuyiseleni Myeza, danse, chant
Mlungiseleni Majozi, danse, chant
Mqapheleni Ngidi, danse, chant
Saziso Mvelase, danse, chant
Siyabonga Manyoni, danse, chant
S’Yabonga Majozi, danse, chant
Lucky Khumalo, danse, chant

ANGELIQUE KIDJO Remain in light
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Lundi 1er juin 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 22 €
Concert

D’après l’album des Talking Heads

Album séminal des Talking Heads, sorti en 1980, Remain in Light resurgit en pleine lumière grâce à Angelique Kidjo qui reprend intégralement ce fleuron du rock américain et le transporte avec éclat vers le continent africain. Quatrième album studio des Talking Heads, produit par Brian Eno, Remain in Light constitue un jalon essentiel dans la discographie du groupe new-yorkais. Distillant un rock minimaliste très funky, d’une grande richesse (poly)rythmique, il traduit nettement l’influence des musiques africaines, de l’afro-beat en particulier, et allume la mèche du post-punk le plus syncopé. Grande fan de cet album transcontinental, Angélique Kidjo a voulu en offrir sa propre (ré) interprétation. Sorti en septembre 2018, son Remain in Light a été enregistré avec un bel aréopage de musiciens, dont Tony Allen (ex-batteur de Fela Kuti). Donnant la primauté à la rythmique et aux cuivres, il ramène la musique des Talking Heads vers l’Afrique et la propulse dans une nouvelle ère.

ORCHESTRE DE PARIS / WYNTON MARSALIS
Cristian Macelaru – Nicola Benedetti – Jazz at Lincoln Center Orchestra
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Jeudi 4 juin 2020 — 20h30
Catégorie 1 – 43 €
Concert

À la tête du Jazz at Lincoln Center Orchestra, Wynton Marsalis défend une certaine idée du jazz : à la fois exigeant et festif, moderne et proche de ses racines. Ce big band joint ses forces à celles de l’Orchestre de Paris. Figure majeure de la trompette, Wynton Marsalis est aussi un compositeur reconnu. Sa Symphonie no 4, qui utilise « des mélodies teintées de blues, des improvisations de jazz et de violon », fut commandée et créée en 2016 par le New York Philharmonic qui lui avait demandé de composer une musique emblématique de New York. Son Concerto pour violon, écrit pour Nicola Benedetti est teinté de jazz de la Nouvelle-Orléans et de mélodies traditionnelles irlandaises et écossaises, comme un hommage à sa dédicataire, d’origine écossaise.

Programme
Wynton Marsalis
Concerto in D, concerto pour violon
Création française
Jungle Symphony – Symphonie n° 4 

Distribution
Orchestre de Paris
Jazz at Lincoln Center Orchestra
Cristian Macelaru, direction
Wynton Marsalis, trompette
Nicola Benedetti, violon

PAT METHENY / MISSOURI SKIES AND MORE
Orchestre national d’Île-de-France & invités
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Samedi 13 juin 2020 à 20h30
Catégorie 2 – 37 €

Concert jazz

Accompagné d’un ensemble orchestral, Pat Metheny revisite en toute liberté Beyond The Missouri Sky, radieux album impressionniste enregistré avec Charlie Haden, ainsi que plusieurs autres pièces scintillantes de son répertoire. Mus par un même goût de l’éclectisme, Pat Metheny – guitariste sans frontières – et Charlie Haden – contrebassiste hors limites – ont joué ensemble au sein de nombreuses formations. En outre, ils ont conçu en duo Beyond The Missouri Sky, disque sorti en 1997 sous le mythique label Verve et récompensé par le Grammy Award du meilleur album jazz de l’année. Mêlant morceaux originaux et reprises, l’album délivre un frémissant jazz buissonnier, empreint par instants de folk ou de country. Pat Metheny retraverse ici les paysages de cet album lumineux en compagnie d’un ensemble orchestral. Il ajoute au programme d’autres compositions de son cru, extraites en particulier de Secret Story (1992), album auquel Charlie Haden (mort en 2014) a participé.

Distribution
Orchestre national d’Île-de-France
Pat Metheny, guitare & invités

ORCHESTRE DE PARIS – FINALE
André de Ridder, Katia et Marielle Labèque, Marco Blaauw, Carlo Laurenzi, Stroppa, Berio, Saunders
Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez
Jeudi 18 juin 2020 à 20h30
Catégorie 1 – 25 €
Concert

Ce concert rend hommage au répertoire moderne et contemporain. Dirigé par André de Ridder, il est dominé par le jeu éblouissant de Katia et Marielle Labèque. Créé en 1973 sous la direction de Pierre Boulez, le Concerto pour deux pianos de Berio donne l’apparence d’un divertissement d’une vitalité ébouriffante. Au cours d’une carrière d’une diversité étonnante, Katia et Marielle Labèque ont entretenu des relations privilégiées avec quelques-uns des créateurs les plus significatifs de notre temps. Luciano Berio fut de ceux-là. Ensemble, ils jouaient de la musique de chambre, parlaient de musique des nuits entières. Elles assurèrent en 1973 au Festival de Royan la création européenne du Concerto pour deux pianos – leur enregistrement de 1995 avec le compositeur au pupitre demeure inédit. Come Play With Me (inspiré d’un poème de Yeats), une célébration de la nature par le compositeur italien Marco Stroppa, et Alba (le mot latin pour « blanc ») de l’Anglaise Rebecca Saunders, encadrent cette œuvre très physique, dotée d’une cadence « monstrueuse » (Marielle Labèque).

Programme
Marco Stroppa
Come Play With Me, pour électronique solo et orchestre
(Commande de la SWR de Stuttgart, de Françoise et Jean-Philippe Billarant, et de l’Orchestre de Paris– création française)
Luciano Berio
Concerto pour deux pianos et orchestre
Rebecca Saunders
Alba, concerto pour trompette solo et orchestre (création française)

Distribution
Orchestre de Paris
André de Ridder, direction
Katia Labèque, piano – Marielle Labèque, piano – Marco Blaauw, trompette
Carlo Laurenzi, réalisation informatique musicale Ircam

DEMOS – FAMILLE
Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie
Dimanche 21 juin 2020 à 16h30
Entrée libre sur réservation
Concert

Du 19 au 21 juin 2020, ces trois journées de concerts marquent l’aboutissement de l’année de pratique musicale collective au sein du projet Démos (Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale), qui propose à des jeunes de 7 à 12 ans n’ayant jamais eu l’occasion d’apprendre la musique de jouer en orchestre.

Qu’est-ce que Démos ?
Démos est un projet de démocratisation culturelle s’adressant à des enfants issus de quartiers relevant de la politique de la ville ou de zones rurales insuffisamment dotées en institutions culturelles. Depuis 2010, Démos s’attache à favoriser l’accès à la musique classique par la pratique instrumentale en orchestre. Le dispositif doit sa réussite notamment à un encadrement éducatif adapté, à la coopération entre acteurs de la culture et acteurs du champ social, au développement d’une pédagogie collective spécifique et à la formation continue des intervenants. Initié et coordonné par la Cité de la musique – Philharmonie de Paris, Démos se déploie aujourd’hui sur le territoire national grâce à des partenariats avec les collectivités territoriales.


NOTRE SÉLECTION AU THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSEES…


LA FEMME SANS OMBRE
Théâtre des Champs-Élysées

Lundi 17 février 2020 à 18h30
Catégorie 2 – 55 € 

Die Frau ohne Schatten

Richard Strauss
Page aussi fascinante que complexe, née de la fructueuse collaboration de Strauss et de son librettiste Hofmannsthal, cette Frau requiert une équipe artistique exceptionnelle, comme celle réunie ici.

Amber Wagner La Teinturière
Michaela Schuster La Nourrice
Elza van den Heever L’Impératrice
Stephen Gould L’Empereur
Michael Volle Barak
Katrien Baerts La voix du faucon
Bror Magnus Tødenes L’apparition d’un jeune homme
Andreas Conrad Le Bossu
Michael Wilmering Le Borgne
Thomas Oliemans Le Messager de Keikobad
Nathan Berg Le Manchot
Yannick Nézet-Séguin direction
Rotterdams Philharmonisch Orkest
Rotterdam Symphony Chorus
Maîtrise de Radio France direction Sofi Jeannin

Fort d’une collaboration qui a vu naître en tout juste quelques années les chefs-d’œuvre que sont Elektra, Le Chevalier à la rose et Ariane à Naxos, Strauss retrouve son librettiste fétiche, le poète Hofmannsthal, pour une nouvelle aventure lyrique sur les traces de La Flûte enchantée. L’héroïne ici est une femme immortelle dont l’absence d’ombre symbolise son impossibilité d’avoir des enfants. Seul l’abandon de son immortalité lui permettra de s’incarner pleinement en donnant la vie. Strauss imagine pour illustrer ce dilemme la forme d’un singspiel au sein duquel deux couples, l’un immortel l’autre mortel, se révèlent au travers d’un parcours initiatique jalonné d’épreuves. L’ouvrage mêle ainsi les registres du fantastique et du tragique pour mieux éclairer la portée d’un message hautement humaniste et fraternel. Composé aux heures les plus sombres de la Première Guerre Mondiale, La Femme sans ombre exprime, comme nul opéra avant lui, l’œuvre de la barbarie tout en imaginant pour l’humanité endeuillée, une issue positive. L’intelligence et la richesse du livret, servi par une écriture symphonique et vocale brillantissime, font de cette page l’un des ouvrages du duo Strauss-Hofmannsthal les plus mystérieux et captivants.

Opéra chanté en allemand, surtitré en français et en anglais

 SPECTACLE FAMILLE 

PINOCCHIO
Théâtre des Champs-Élysées
Dimanche 15 mars 2020 à 15h
Placement libre – 15 € + 18 ans
Placement libre – 11 € enfants – 18 ans

Un conte d’Edouard Signolet d’après l’œuvre originale de Carlo Collodi.
Laetitia Le Saux illustrations.
Laurent Petitgirard musique originale et arrangements.
Weill, Mozart, Vivaldi, Chopin, Ravel...

Les aventures de Pinocchio dans une version où musique, théâtre et illustrations graphiques concourent à créer un véritable univers poétique. Publié en 1881, Les Aventures de Pinocchio, de Carlo Collodi, rompait avec les contes nourris de princes et d’ogres. Un vulgaire morceau de bois sculpté en pantin, en s’animant, va permettre aux enfants de mesurer les vertus de l’obéissance et de l’instruction. Conté par Elliot Jenicot, sur un montage musical qui convoque Weill, Mozart, Vivaldi, Chopin, Ravel…, ce récit fidèle au roman original est mené musicalement tambour battant et superbement animé par les dessins de Laetitia Le Saux, artiste-graphiste spécialisée dans l’illustration pour la jeunesse.

Elliot Jenicot conteur
Kate Combault chant, comédie
Aline Bartissol piano
Arnaud Lehmann violon
Eric Fonteny violoncelle

PASSION SELON SAINT JEAN
Théâtre des Champs-Élysées

Lundi 23 mars 2020 à 20h
Catégorie 2 – 40 € 

Johannes-Passion
Jean-Sébastien Bach
L’aînée des Passions de Bach et déjà la parfaite maîtrise de l’équilibre entre airs solistes et parties chorales

Hana Blažíková soprano
Damien Guillon contre-ténor
James Gilchrist ténor (L’Evangéliste)
Zachary Wilder ténor
Christian Immler basse
Masaaki Suzuki direction
Bach Collegium Japan
Concert chanté en allemand, surtitré en français et en anglais

La mise en musique des derniers jours de la vie du Christ est une tradition qui remonte au début de la chrétienté. Les premières sources manuscrites remontent au IXe siècle. Le genre évolue peu jusqu’au XIVe siècle avec principalement l’introduction progressive de la différenciation des rôles (le narrateur, le Christ…). Ce sera au travers de la réforme luthérienne au début du XVIe siècle qu’il gagne ses lettres de noblesse, à la fois en imposant que le texte soit chanté, non plus en latin, mais en allemand afin d’être compréhensible par tous, et surtout, sous l’influence de l’opéra italien, en développant une forme polyphonique beaucoup plus riche faisant désormais alterner récitatifs, airs et grandes pages chorales. La Passion selon Saint Jean, composée en 1723-24 pour Leipzig fut la première œuvre de vaste dimension écrite pour cette ville où Bach s’était installé depuis peu et pour laquelle il écrira une bonne moitié de ses cantates ainsi que l’Oratorio de Noël. Aujourd’hui encore, cette page majestueuse, qui frappe par la beauté des airs confiés aux solistes et par l’intensité de ses parties chorales, est considérée comme l’un des sommets du corpus du compositeur.

BALLET DU THÉÂTRE STANISLAVSKY DE MOSCOU
TranscenDanses
Théâtre des Champs-Élysées
Jeudi 16 avril 2020 à 20h
Catégorie 2 – 46 €

Le Ballet du Théâtre Stanislavsky visite Paris avec son nouveau directeur artistique, le danseur étoile français Laurent Hilaire. La troupe du Ballet Stanislavsky de Moscou est une institution phare de la vie moscovite depuis longtemps. Le nom de Vladimir Bourmeister, l’une de ses figures emblématiques, qui fut pendant près de trente ans à la direction du ballet, est lui bien connu des parisiens car il signa au début des années 60 une version du Lac des cygnes qui restera LA référence à l’Opéra de Paris avant que celle de Rudolf Noureev ne lui succède. Il y a deux ans, la nomination du danseur étoile Laurent Hilaire apparaît comme un symbole fort puisqu’il devient ainsi le premier Français à diriger une compagnie russe depuis Marius Petipa. Immense interprète qui a fait toute sa carrière à l’Opéra de Paris où il fut nommé étoile à l’âge de 22 ans par Noureev, Laurent Hilaire a, en tout juste deux ans, accompli une véritable révolution artistique au sein de cette troupe de 120 danseurs, en inscrivant d’emblée au répertoire des pièces de Serge Lifar, William Forsythe, George Balanchine et Paul Taylor. Pour cette venue parisienne, il fera démonstration de la belle énergie de ses danseurs avec un programme composé d’une pièce « historique » de Bourmeister, une Pyjama Party du jeune russe Andrey Kaydanovskiy, chorégraphe très actif et imaginatif sur la scène moscovite, et une pièce du suédois Alexander Ekman dont l’ingéniosité scénique n’est plus à démontrer.

RUSSIAN TEMPS/DANSE
Variations sur un thème de Bizet
Vladimir Bourmeister chorégraphie
Georges Bizet musique (Variations chromatiques)
Pyjama Party Première française
Andrey Kaydanovskiy chorégraphie
Karoline Hogl décors et costumes
Alexander Sivaev lumières
Sergey Rylko vidéo designer
Dmitry Cheglakov sound designer et composition musicale
Tyll Première française
Alexander Ekman chorégraphie, décors et design vidéo
Mikael Karlsson musique
Bregje van Balen costumes

LUKAS GENIUSAS Piano
Signum Saxophone Quartett
Théâtre des Champs-Élysées
Dimanche 19 avril 2020 à 11h00
Catégorie 2 – 34 €

Le saxophone à la fête avec le génial Signum Saxophone Quartett et le pianiste Lukas Geniušas.

Programme
Bach Concerto italien BWV 971
Rimsky-Korsakov Shéhérazade
Ginastera Trois Danses argentines
Gershwin Rhapsody in blue

Les quatre jeunes instrumentistes du Signum Saxophone Quartett en sont persuadés : Bach aurait sûrement écrit pour le saxophone s’il avait connu cet instrument. Outre des arrangements de ses chorals et fugues, sa musique pour clavier se prête presque naturellement à une telle expérience. Les quatre saxophonistes, à la carrière fulgurante, donneront ainsi leur version du Concerto italien de Bach. Pas de danse assurés également pour la suite du programme avec la sensuelle Shéhérazade de Rimski-Korsakov, les danses argentines de Ginastera et le Broadway de Gershwin. Nos quatre mousquetaires seront accompagnés par le jeune pianiste Lukas Geniušas qui s’est fait récemment repérer au disque comme au concert dans les grands classiques russes (Prokofiev notamment) mais également dans des pages plus méconnues (Desyatnikov, Arzumanov, Ryuabov), c’est dire sa curiosité et son goût pour les aventures insolites comme celle proposée ce matin.

Placement libre
Enfant – de 9 ans : billet gratuit à retirer au contrôle le matin du concert.

LE CHÂTEAU DE BARBE-BLEUE
Théâtre des Champs-Élysées
Lundi 20 avril 2020 à 19h30
Catégorie 2 – 34 €

Béla Bartók
L’unique opéra de Bartók, gorgé des traditions musicales de sa Hongrie natale est une partition envouûtante servie ici par un duo au sommet.

Matthias Goerne Barbe-Bleue
Michelle DeYoung Judith
Gianandrea Noseda direction
Orchestre National de France
En première partie de programme
Dvořák Le Rouet d’or, poème symphonique
Opéra chanté en hongrois, surtitré en français et en anglais

Quasi contemporain du Pelléas de Debussy et de l’Ariane de Dukas, Le Château de Barbe Bleue est l’unique incursion de Bartók dans l’opéra, mais la forme choisie par le musicien hongrois est en complète rupture avec les ouvrages de ses prédécesseurs. L’action est condensée en un acte unique d’à peine une heure. Mais quelle partition ! Elle regorge d’une imagination sonore audacieuse et éblouissante portant au zénith cette métamorphose de la solitude et de la difficulté du rapport amoureux. Le conte de Charles Perrault devient ici un drame existentiel où l’être humain comme le sentiment sont mis à nu. Les voix ainsi ne sont jamais traitées en duo mais en monologue distinct, tout à tour s’affrontant ou s’effleurant. L’orchestre devient alors le troisième personnage car c’est à lui que revient le soin de créer l’écrin musical de cette joute amoureuse. L’œuvre connut des débuts difficiles, mais fut ardemment défendue par quelques grands chefs, dont Karl Böhm, et a depuis gagné sa place parmi les pages les plus puissantes du XXe siècle.

MISSA SOLEMNIS
Théâtre des Champs-Élysées
Mercredi 22 avril 2020 à 20h00
Catégorie 2 – 34 €

Ludwig van Beethoven
Une saison avec Beethoven – #LvB250
Une œuvre monumentale, l’aboutissement de toute une vie musicale et un véritable « Everest » pour ses interprètes.

Mari Eriksmoen soprano
Varduhi Abrahamyan mezzo-soprano
Pavol Breslik ténor
Christof Fischesser basse
Jérémie Rhorer direction
Le Cercle de l’Harmonie
Vokalakademie Berlin
Concert chanté en latin

Beethoven lui-même a déclaré à plusieurs reprises que la Missa Solemnis était sa « meilleure œuvre, son plus grand ouvrage ». Et de fait, il s’agit bien de l’une des plus fascinantes pages de l’histoire de la musique. De vastes proportions, d’une complexité inouïe et d’une exigence extrême pour les chœurs, les solistes vocaux et instrumentaux (la partie de violon solo du Benedictus s’apparente à un véritable concerto), cet ouvrage monumental a intimidé bon nombre d’interprètes (Furtwängler par exemple l’a étudié sans relâche tout au long de sa vie sans jamais la diriger !). Composée entre 1818 et 1823, elle fut créée partiellement le 7 mai 1824 lors du concert où le musicien fit entendre pour la première fois sa Neuvième symphonie. On peine à imaginer aujourd’hui la force qu’il faut pour mener un tel doublé dans une même soirée.

PHILIPPE JAROUSSKY Contre ténor
Théâtre des Champs-Élysées
Vendredi 15 mai 2020 à 20h00
Catégorie 2 – 55 €

 Ensemble Artaserse

Troisième rendez-vous cette saison avec Philippe Jaroussky pour un retour aux sources de la virtuosité baroque avec Haendel et Vivaldi.

Programme
Airs d’opéras de Vivaldi et Haendel

Le compagnonnage de Philippe Jaroussky avec l’œuvre de Haendel est ancien et il aime à y revenir régulièrement. Les corpus lyriques du Caro Sassone et de Vivaldisont pamri les plus importants pour l’époque baroque et offrent chacun quelques-uns des plus beaux airs écrits à l’origine pour les castrats, dont les contre-ténors modernes font aujourd’hui leur miel. Avec son timbre opalin et une voix souple et agile, Philippe Jaroussky est le contre-ténor le plus incontournable de sa génération. Sa parfaite maîtrise technique lui permet des nuances aussi audacieuses que périlleuses. Pour ce nouveau récital, il retrouve les instrumentistes de l’Ensemble Artaserse. Toujours à la recherche de splendeurs inédites, gageons que quelques perles rares trouveront place auprès de certains grands airs de ce répertoire.

QUATUOR MODIGLIANI
Théâtre des Champs-Élysées
Mercredi 24 juin 2020 à 20h00
Catégorie 2 – 40 €

Nicholas Angelich piano
Marie-Agnès Gillot danse

Rencontre au sommet entre le Quatuor Modigliani, le pianiste Nicholas Angelich et l’Etoile Marie-Agnès Gillot.

Programme
Schumann Quintette pour quatuor et piano op. 44
Ravel Extraits du Quatuor à cordes en fa majeur (chorégraphie et interprétation de Marie-Agnès Gillot) Schubert Quatuor D. 810 « La Jeune fille et la mort » (arrangement pour orchestre à cordes de Gustav Mahler).

Le Quatuor Modigliani a récemment fêté son quinzième anniversaire avec un album Portraits que nos quatre musiciens définissaient en ces termes : « L’idée était de proposer à l’auditeur un voyage à travers les portraits de compositeurs très différents, dans une suite logique et cohérente. Une sorte de galerie de portraits dans l’art desquels le peintre, dont nous portons le nom, fut un maître ». Artistes privilégiant les « rencontres », ils ont pris la direction artistique des justement bien nommées Rencontres Musicales d’Evian, ancien festival de Rostropovitch. Ils ont convié pour cette soirée au bénéfice de la LICRA leur ami le pianiste Nicholas Angelich et la danseuse Etoile Marie-Agnès Gillot. Une nouvelle belle rencontre en perspective, celle de la musique de chambre et de la danse avec des artistes parmi les meilleurs dans leurs domaines respectifs.

Concert donné au profit de la LICRA


NOTRE SÉLECTION À L’OPÉRA COMIQUE


LA DAME BLANCHE
François-Adrien Boildieu
Opéra Comique
Jeudi 20 février 2020 à 20h00
Catégorie B – 72 €

1759 – un village écossais, loin des guerres du continent, un château en déshérence, hanté par un fantôme, des paysans loyaux mais crédules, une orpheline courageuse, un soldat amnésique et chevaleresque, un intendant cupide, un juge corrompu : tels sont les protagonistes d’une intrigue où se succèdent apparitions fantastiques et coups de théâtre. Avec son 26e opéra-comique, Boieldieu enthousiasma Rossini : « Vous avez accompli un tour de force, êtes resté spirituel et vrai, animé et dramatique », Weber : « Depuis Les Noces de Figaro, on n’a pas écrit un opéra-comique de la valeur de celui-ci » et Wagner : « C’est la plus belle qualité des Français qui s’exprime dans cet opéra ». La Dame blanche fut le premier titre de l’Opéra Comique à atteindre 1000 représentations et connut un succès mondial et durable, jusqu’à inspirer la fin du Trésor de Rackhamle Rouge à Hergé. Pour ranimer ce modèle du genre, pièce palpitante et partition étincelante, Julien Leroy et Pauline Bureau prennent la tête d’une pléiade d’interprètes menés par Philippe Talbot, notre Comte Ory de 2017 : pour eux, comédie et chant virtuose procèdent du même plaisir.

Durée estimée : 2h30
Spectacle en français, surtitré en français et anglais.
Direction musicale Julien Leroy. Mise en scène Pauline Bureau.

MACBETH UNDERWORLD
Pascal Dusapin
Opéra Comique
Vendredi 27 mars 2020 à 20h00
Catégorie A – 52 €

Tous sont morts, mais certains ne le savent pas : Macbeth, Lady Macbeth, le spectre de Banco, l’enfant… Cet enfant mort est la pierre angulaire de la culpabilité qui hante les Macbeth. Enfermés dans des limbes opératiques, ils sont condamnés à revivre leur passé, dans un outre-monde gardé par des êtres de cauchemar.Emblématique du mal, le couple shakespearien nous entraîne dans les régions les plus sombres de l’âme humaine. Pascal Dusapin, l’un des grands créateurs d’opéra aujourd’hui, a composé sa nouvelle œuvre sur un texte de Frédéric Boyer, quatre ans après Penthesilea. Écrit d’après la pièce originale, ce chemin de croix dit aussi notre monde : « Il ne s’agit pas de raconter une histoire de plus, dit Pascal Dusapin, mais de faire plus d’histoires avec l’opéra. L’opéra, c’est dire en chantant ce qui nous préoccupe ensemble. »Cette co-commande de l’Opéra Comique et de la Monnaie, créée le 20 septembre 2019 à Bruxelles, est donnée ici en première française. Thomas Jolly invente l’espace scénique de cet outre-monde et Franck Ollu déploie son univers sonore, en fin connaisseur qu’il est de l’œuvre et de la démarche de Pascal Dusapin.

Durée estimée : 1h45
Spectacle en anglais surtitré en francais et anglais.

 SPECTACLE FAMILLE 

MON PREMIER FESTIVAL D’OPÉRA
Du 15 mars au 27 avril 2020

Pour sa 3e édition, Mon Premier Festival d’opéra propose la reprise d’un spectacle lyrique et deux opéras spécialement conçus pour les enfants. En ouverture, une journée gratuite entièrement dédiée aux familles. Un rendez-vous à ne pas manquer pour initier vos enfants à l’émotion de la musique et du chant et leur donner le goût du spectacle vivant !

À partir de 6 ans.

PETITE BALADE AUX ENFERS
Opéra Comique
Dimanche 19 avril 2020 à 11h00
Catégorie A – 18 € + 18 ans
Catégorie A – 9 € enfants de 6 à 18 ans

Spectacle lyrique avec marionnettes, d’après Orphée et Eurydice de Gluck. Orphée a perdu son épouse Eurydice le jour de leur mariage. Il va courageusement la chercher aux Enfers, affrontant monstres et furies pour la retrouver au séjour des ombres heureuses. Pourra-t-il la ramener d’entre les morts sans lui jeter un regard, ainsi qu’il s’y est engagé auprès des dieux ? Orphée est le mythe fondateur de l’histoire de l’opéra en Occident parce qu’il montre la musique et le chant plus forts que la mort, plus puissants que les Enfers. La plasticienne Valérie Lesort propose de l’œuvre de Gluck une version féerique et pleine d’humour pour chanteurs et marionnettes. Un spectacle enchanteur pour initier les enfants aux voix lyriques.

Durée : 1 heure.

À partir de 6 ans.

Mise en scène de Valérie Lesort. Direction musicale, piano : Marine Thoreau la Salle. Lumières et scénographie – Pascal Laajili. Marionnettes : Sami Adjali, Carole Allemand, Valérie Lesort, Christian Hecq. Orphée : Marie Lenormand. Eurydice : Judith Fa Amour : Marie-Victoire Collin (Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique) Chœur : Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique

 SPECTACLE FAMILLE 

LAIKA, LE CHIEN DE L’ESPACE
Opéra Comique
Dimanche 26 avril 2020 à 15h00
Catégorie A – 18 € + 18 ans
Catégorie A – 9 € enfants de 6 à 18 ans

Opéra pour enfants de Russell Hepplewhit.

Laïka fut le premier être vivant à partir dans l’espace : le programme spatial soviétique avait choisi cette chienne de trois ans, trouvée errante dans une rue de Moscou, pour embarquer le 3 novembre 1957 à Baïkonour, dans Spoutnik 2. Laïka survécut au décollage et à la mise en orbite, mais mourut au bout de quelques heures. L’événement mobilisa les défenseurs des animaux dans le monde entier. Cet opéra pour enfants créé en 2013 à Londres est donné depuis en tournée européenne. Science, musique, films d’animation, images d’archives et moments interactifs se conjuguent dans ce spectacle à la fois pédagogique et onirique.

Durée : 1 heure.
À partir de 6 ans

Livret de Tim Yealland traduit en français par Julien Chavaz.
Direction musicale : Stephanie Gurga. Mise en scène : Anne Schwaller.
Scénographie : Valère Girardin. Costumes : Amandine Rutschmann.
Création vidéo : Les Frères Guillaume. Lumières : Eloi Gianini.
Solistes : Laurène Paternò, Cassandre Stornetta, Jean Miannay, Benoît Capt.
Comédien-marionnettiste : Yves Adam.

 SPECTACLE FAMILLE 

LE VOYAGE DANS LA LUNE
Jacques Offenbach
Opéra Comique
Dimanche 31 mai 2020 à 15h00
Catégorie A – 26 €

Les habitants de la Lune se nomment les Sélénites, c’est bien connu. Ce qui l’est moins, c’est que l’amour et l’ambition n’existent pas chez eux. Les Sélénites sont fort surpris lorsqu’un jour alunissent trois Terriens : le prince Caprice, le roi Vlan et l’astronome Microscope, dont les provisions – quelques élixirs et des pommes – vont vite produire des effets ravageurs… En 1875, Offenbach remporta un succès phénoménal avec cet opéra-féerie délirant, inspiré de deux romans de Jules Verne, De la Terre à la Lune et Au centre de la Terre. Chansons irrésistibles, ballets cocasses ou ravissants et chœurs entraînants, farandole de personnages incroyables composent une intrigue riche en péripéties, qui s’achève sur un merveilleux clair de Terre. Laurent Pelly et Agathe Mélinand adaptent cette œuvre hors normes pour le plateau de l’Opéra Comique et les talents pluriels de la Maîtrise de l’Opéra Comique. Sous la baguette alerte d’Alexandra Cravero, les Frivolités Parisiennes raniment avec enthousiasme cette grande comédie musicale dont la musique, l’inventivité et le bel esprit vont éblouir petits et grand.

Opéra-féerie en quatre actes, sur un livret d’Albert Vanloo, Eugène Leterrier et Arnold Mortier d’après Jules Verne. Créé au Théâtre de la Gaîté en 1875.
Direction musicale : Alexandra Cravero. Mise en scène : Laurent Pelly.
Décors : Barbara de Limburg. Costumes : Alice Touvet. Lumières : Joël Adam.
Adaptation du livret : Agathe Mélinand.
Solistes et chœur : Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique (Direction artistique : Sarah Koné).
Orchestre – Les Frivolités Parisiennes

Durée estimé : 2h30
Spectacle en français, surtitré en français et anglais.

LE BOURGEOIS GENTILHOMME
Molière / Jean-Baptiste Lully
Opéra Comique
Vendredi 26 juin 2020 à 20h00
Catégorie A – 38 €

Monsieur Jourdain étudie les arts et les bonnes manières, escomptant qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre et s’élever dans la société. Il est condamné à être splendidement dupé, jusqu’à croire marier sa fille au fils du Grand Turc. Au centre de la dernière comédie-ballet de Molière et Lully, ce bourgeois qui se rêve gentilhomme fit sourire Louis XIV : « Voilà le vrai comique et la bonne et utile plaisanterie », remercia le monarque. L’œuvre préfigure l’opéra tant musique, chant et danse s’intègrent à la trame dramatique. Jérôme Deschamps, qui signe un spectacle total, apporte humanité et poésie à ce rêveur de Jourdain. Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre font rutiler cette partition festive.

Comédie-ballet en cinq actes. Créée au château de Chambord en 1670.
Direction musicale : Marc Minkowski (15, 16, 18, 19, 21 juin) – Thibault Noally (20, 25, 26, 27, 28 juin).
Mise en scène : Jérôme Deschamps. Décors : Félix Deschamps. Costumes : Vanessa Sannino.
Chorégraphie : Natalie van Parys. Lumières : François Menou.
Production Compagnie Jérôme Deschamps

Durée estimée : 3 heures.
Spectacle en français, surtitré en français et anglais

CARMEN
Georges Bizet
Opéra Comique
Jeudi 1er octobre 2020 à 20h00
Catégorie B – 72 €

Parmi les cigarières de Séville, Carmenla bohémienne est la plus séduisante et la plus fantasque. Elle est arrêtée pour avoir agressé une camarade, mais subjugue le brigadier Don José qui la laisse s’échapper. Pour elle, il perd son grade puis déserte, embrassant dès lors la vie aventureuse des gitans et des contrebandiers. Carmen est l’opéra français le plus joué au monde et le titre le plus programmé à l’Opéra Comique. Pourtant la création choqua avec son naturalisme précurseur et son héroïne affranchie, que n’adoucissait guère la couleur espagnole, magistralement réinventée entre Paris et Bougival. Après la mort de Bizet, Carmen conquit Vienne, Bruxelles, Saint-Pétersbourg, New York… pour ne triompher à Paris qu’en 1883. En 2020, ce chef-d’œuvre visionnaire se ressource à l’Opéra Comique tout en confirmant sa vocation universelle. Andreas Homoki s’inspire de son parcours dans l’histoire du théâtre. Lon Yu dirige la rencontre des chanteurs francophones menés par Gaëlle Arquez, qui chantera enfin à Paris ce rôle dans lequel elle triomphe depuis 2017.

Durée estimée : 3 heures.

Spectacle en français, surtitré en français et anglais.
Opéra-comique en quatre actes, sur un livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy d’après Mérimée.
Créé en 1875 à l’Opéra Comique. Direction musicale : Long Yu.
Mise en scène : Andreas Homoki.
Carmen : Gaëlle Arquez
Don José : John Osborn
Micaëla : Nathalie Manfrino. Escamillo : Jean-François Lapointe
Frasquita : Florie Valiquette. Mercédès : Aliénor Feix
Zuniga : Tomislav Lavoie. Moralès : Jean-Christophe Lanièce
Le Dancaïre : Boris Grappe. Le Remendado : Quentin Desgeorges
Chœurs – accentus Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique
Orchestre Symphonique de Shangh

HIPPOLYTE ET ARICIE
Jean-Philippe Rameau
Opéra Comique
Jeudi 12 novembre 2020 à 20h00
Catégorie B – 72 €

Le prince Hippolyte aime Aricie, belle captive vouée au culte de Diane. En l’absence du roi Thésée, disparu aux Enfers, il fait appel à sa belle-mère, la reine Phèdre. Il ne peut se douter que Phèdre, qui l’aime en secret, veut lui proposer et sa main et le trône. Mais surtout, qui imaginerait que Thésée revienne un jour du royaume de Pluton ? Le 1er octobre 1733 était créée, à l’Opéra, une tragédie lyrique d’une intensité si extraordinaire qu’elle changea le cours de la musique française. Hippolyte et Aricie tirait son sujet d’Euripide et de Racine. Rameau, organiste et théoricien peu connu, déjà quinquagénaire, produisait son premier opéra. Il allait désormais régner sur la scène musicale avec son orchestre descriptif et son harmonie inventive, toujours au service du drame. Rameau modifia son chef-d’œuvre à chacune de ses reprises. C’est la version de 1757, sans prologue, que Raphaël Pichon dirige à la tête de l’ensemble Pygmalion, dont l’orchestre joue sur instruments d’époque. Jeanne Candel, qui s’attache à faire de la musique un théâtre, ne pouvait que rencontrer Rameau le visionnaire.

Spectacle en français, surtitré en français et anglais.
Durée estimée : 2h30
Tragédie lyrique en cinq actes, sur un livret de l’abbé Pellegrin.
Direction musicale : Raphaël Pichon. Mise en scène : Jeanne Candel

Décors : Lisa Navarro. Costumes : Pauline Kieffer. Dramaturgie et direction d’acteur : Lionel Gonzales.
Hippolyte : Reinoud van Mechelen. Aricie : Elsa Benoit
Chœur et orchestre : Pygmalion

 SPECTACLE FAMILLE 

CONCERT DE NOËL
Opéra Comique
Samedi 19 décembre 2020 à 15h00
Catégorie A – 11 € + 18 ans
Catégorie A – 8 € enfants de 6 à 18 ans

Pour son concert de Noël, la Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique propose un programme éclectique et inventif, à son image : des airs traditionnels de Noël (Britten, Poulenc…) jusqu’à des mélodies modernes (Pentatonix, Léonard Cohen…), pour un moment de partage, d’émotion et de fête. De quoi vous ravir et vous préparer à accueillir l’hiver en musique !

Durée estimée : 1h30

FANTASIO
Jacques Offenbach
Opéra Comique
Dimanche 20 décembre 2020 à 15h00
Catégorie B – 72 €

Le jeune Fantasio a perdu le goût de la vie, il rêve de changer de peau. Justement, le bouffon du roi vient de mourir : pourquoi ne pas le remplacer ? Or personne n’aimait plus le défunt que la princesse Elsbeth, promise à une désolante union politique. Le nouveau bouffon va amener la princesse à écouter son cœur. Jusqu’où se laissera-t-elle séduire ? Offenbach avait rencontré Musset à la Comédie-Française et lui devait l’un de ses premiers succès. Avec ses couleurs romantiques, ce Fantasio remanié par le frère du poète l’enflamma. Mais en 1872, sa création suivait de trop près la défaite de Sedan, et le public rejeta la prétention d’Offenbach à faire autre chose que de l’opérette. La partition de Fantasio fut recyclée dans Les Contes d’Hoffmann, puis disparut en partie dans l’incendie de la Salle Favart. En 2017, Laurent Campellone et Thomas Jolly ranimaient ce joyau récemment reconstitué. Marianne Crebassa y incarnait avec panache le rôle-titre, créé en 1872 par la future Carmen. Donné au Théâtre du Châtelet pendant les travaux de la Salle Favart, leur Fantasio endiablé retrouve en 2020 le théâtre qui l’a vu naître.

Spectacle en français, surtitré en français et anglais.
Durée estimée : 2h45, entracte compris.

Opéra-comique en trois actes, sur un livret de Paul de Musset d’après la pièce d’Alfred de Musset.
Créé à l’Opéra Comique en 1872.
Direction musicale : Laurent Campellone. Mise en scène : Thomas Jolly.
Fantasio : Marianne Crebassa
La princesse Elsbeth : Jodie Devos. Le roi de Bavière : Franck Leguérinel
Chœur : Ensemble Aedes
Orchestre de chambre de Paris


MAIS AUSSI…


 SPECTACLE FAMILLE 

C’EST LA MÈRE MICHEL QUI…
L’Alhambra

Dimanche 2 février 2020 à 17h00
Placement libre – 10 €

Sous les yeux d’une rose très coquette, La Mère Michel pleure son voleur de chat Matoupris, Pierre pleure Jeannette, Jeannette pleure Pierre, le loup pleure le do de sa clarinette. Ils ont tous perdu quelque chose d’exceptionnel. Vont-ils, tout en chantant les plus célèbres comptines enfantines, se retrouver et échapper au loup qui, lorsqu’il est privé de musique, redevient une bête féroce ?

 SPECTACLE FAMILLE 

LES SOULIERS ROUGES
Folies Bergères
Jeudi 6 février 2020 à 21h00
Catégorie 1 – 44 €

Le spectacle musical écriet par Marc Lavoine et composé par Fabrice Aboulker. Chorégraphie de Victor Bosch.

L’adaptation libre du célèbre conte de Hans Christian Andersen nous raconte l’histoire d’Isabelle, une jeune fille au cœur pur, qui monte à Paris pour tenter d’accomplir son rêve : devenir danseuse Étoile. Victor, chorégraphe réputé de l’Opéra, a décidé de se lancer dans un projet insensé : monter le ballet maudit « Les Souliers Rouges ». La légende dit que le diable hante depuis toujours les couloirs de l’Opéra au sujet de ce ballet, et qu’il y aurait caché une paire de ballerines rouges. Ces chaussons magiques portent en eux un piège : « Celle qui les chaussera connaîtra la renommée mais devra renoncer à l’amour, sinon la malédiction sera terrible. » Victor cherche sans relâche son héroïne et comme dans Cendrillon, les ballerines choisissent leur Étoile, la ravissante Isabelle… Le ballet connaît la gloire. Pourtant, Victor sait que le diable ne le laissera pas vivre le succès aussi facilement. Ben, un jeune et beau journaliste, tombe amoureux d’Isabelle et la met, malgré lui, à l’épreuve…

BÉJART BALLET LAUSANNE
BÉJART FÊTE MAURICE

Palais des Congrès
Jeudi 27 février 2020 à 20h30
Catégorie 1 – 65 €

Gil Roman dévoile sa dernière création t ’M et variations…, un ballet où les pas sont autant de mots adressés à Maurice. Page après page, sous la forme d’un journal, relation à l’intime, le chorégraphe propose une suite de variations sur le thème de l’amour et de la nécessité intérieure de la danse. Une chorégraphie radicalement fascinante, chronique d’un jour de fête. De l’inédit toujours, la Compagnie rend hommage au maître à travers un ballet composé d’extraits de ses chorégraphies. Série de pas de deux entrelacés et d’extraits de ballets plus amples, Béjart fête Maurice (version avec Boléro) se veut une rhapsodie légère, une célébration, une cérémonie. Réunis par Gil Roman exactement comme on compose un récital, un spectacle festif, une rencontre légère, ces fragments de ballets célèbrent le sens de la fête de Béjart et l’humanité des interprètes. Ni anthologie, ni manifeste, un spectacle pour le pur plaisir de la danse.

 SPECTACLE FAMILLE 

NORMALITO
Les Plateaux sauvages

Vendredi 13 mars 2020 à 19h00
Catégorie 1 – 11 €

Texte et mise en scène de Pauline Sales Compagnie à l’envi.
Lumières Jean-Marc Serre. Scénographie Damien Caille-Perret. Création sonore Simon Aeschimann. Maquillage et coiffure Cécile Kretschmar avec Antoine Courvoisier, Anthony Poupard, Stéphanie Schneider.

Et si les gens normaux étaient en voie de disparition ? C’est à l’invitation de Fabrice Melquiot, son complice de longue date, que l’autrice Pauline Sales a écrit Normalito. Voilà l’histoire de Lucas, un garçon de 10 ans sans don particulier ni passion d’aucune sorte, ni beau ni laid, avec un QI dans la moyenne et des parents qui vivent encore ensemble. Un enfant si ordinaire qu’il a l’impression de n’intéresser personne, même pas sa mère. « Elle aurait bien aimé que je fasse un effort, dit Lucas, pour avoir au moins un petit truc du genre “il n’écoute que du Bach depuis ses trois ans et je n’ai rien fait pour, c’est naturel” ». Heureusement, un beau jour, Lucas va croiser Iris, gamine précoce, et, avec elle, au cours de leur échappée, rencontrer une femme, dame pipi de son état, là encore une personne apparemment ordinaire, mais qui porte un secret…

À partir de 9 ans.

PAR LE BOUT DU NEZ
Théâtre Antoine

Jeudi 19 mars à 21h00
Catégorie 1 – 34 €

Avec François Berléand et François-Xavier Demaison.
De Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patelliere
D’après EL Electo de Ramon Madaula
Mise en scène: Bernard Murat

Alors qu’il doit prononcer son discours d’investiture, le tout nouveau président de la république (François Xavier Demaison) est pris d’une absurde démangeaison nasale. Incapable de prendre la parole en public sans se ridiculiser, il est contraint de rencontrer un célèbre psychiatre (François Berléand). Malgré son rejet et sa méfiance pour tout ce qui touche à la psychanalyse, le tribun va devoir se confier… Mais c’est difficile de s’allonger quand on s’est promis de redresser la France ! Ils n’ont qu’une heure : ça tombe bien, c’est la durée d’une séance. Alors que le temps presse, et que les secrets remontent à la surface, les deux hommes se lancent dans un duel où chacun essaye de prendre le pouvoir. Entre le Président et le Psy, qui aura le dernier mot ?

 SPECTACLE FAMILLE 

J’AI TROP D’AMIS
Théâtre de la ville- Espace Cardin

Vendredi 27 mars 2020 à 19h00
Catégorie 1 – 11 €

Texte et mise en scène de David Lescot. Avec Suzanne Aubert, Lyn Thibault, Elise Marie. Irrésistible était l’envie de découvrir la suite de J’ai trop peur. Voici donc J’ai trop d’amis, la nouvelle création de David Lescot, initiée par le Théâtre de la Ville.

Être ou ne pas être populaire, telle est la grande question au cœur de J’ai trop d’amis, une sorte de J’ai trop peur saison 2. Vous vous souvenez ? À l’époque notre jeune héros était tellement pétrifié à l’idée d’entrer en 6ème qu’il s’en gâchait les grandes vacances. D’autant que sa petite sœur faisait tout pour l’agacer et que ses parents ne semblaient pas vraiment prendre la mesure de l’affaire. Cette fois, ça y est, la rentrée a bien eu lieu. Et ce n’est pas du tout ce qu’on avait prévu. C’est pire. Maïa Bouteillet

Spectacle adapté en langue des signes française par Laurent Valo.
À partir de 10 ans.

LES SEPT PÊCHÉS CAPITAUX
Théâtre du Chatelet

Dimanche 29 mars 2020 à 15h00
Catégorie 4 – 31 €

Soirée de danse de Pina Bausch

Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, Ensemble Intercontemporain Texte de Bertolt Brecht.
Musique de Kurt Weill. Direction musicale de Jan Horstmann Mise en scène et chorégraphie de Pina Bausch. Décors et costumes de Rolf Borzik. Collaboration Hans Pop, Marion Cito.

Retour aux sources avec une Pina Bausch sulfureuse et exubérante, sur les airs immortels de Kurt Weil. Et si la première soirée de danse de Pina Bausch jamais présentée à Paris était aujourd’hui son œuvre la plus contemporaine ? Ce qui le suggère n’est pas tant la musique de Kurt Weill, ni la pièce de Brecht, ici centrée sur la femme comme marchandise. Pas non plus l’évidente résonance avec la révolte #metoo, mais avant tout l’incroyable force des tableaux d’ensemble expressionnistes, où s’affirme la conception du Tanztheater comme art total pour danseurs, musiciens, chanteurs, acteurs et plasticiens.

 SPECTACLE FAMILLE 

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS
LE MUSICAL
Théâtre Mogador

Dimanche 5 avril 2020 à 11h00
Catégorie 1 – 25 €

De Julien Salvia. Jules Verne, Ludovic-Alexandre Vidal.
Chorégraphie de Johan Nus. Mise en scène de David Rozen.
Avec Guillaume Beaujolais, Thomas Bernier, Alix Berruet, Ludivine Bigéni, Clémence Bouvier, Max Carpentier, Véronique Hatat, Alexis Mahi, Thomas Mathieu, Guillaume Sentou, Harold Simon

Londres, 1872. Phileas Fogg est un gentleman secret et flegmatique qui vit sa vie avec une précision quasi mathématique. Il passe une grande partie de son temps au Reform Club à jouer aux cartes et débattre de divers sujets avec les autres gentlemen du club. Un jour, lors d’une discussion, Fogg annonce qu’il est aujourd’hui possible de faire le tour du monde en 80 jours. Sir Thomas Flanagan, son rival depuis toujours, le met alors au défi d’accomplir cette prouesse. 

 SPECTACLE FAMILLE 

LES FOURBERIES DE SCAPIN
Théâtre Libre

Dimanche 5 avril 2020 à 15h00
Catégorie 1 – 25 €

La Comédie-Française hors les murs.
De Molière.

Pièce de troupe, écrite pour le peuple, elle est créée en 1671 au Palais-Royal pendant une période de travaux. Molière souhaite alors se libérer des contraintes des comédies-ballets et des comédies à machines et revient au « théâtre pur », offrant au metteur en scène une grande liberté d’action. La scène se passe ici à Naples, porte ouverte à l’imaginaire maritime, tendue vers l’Orient. Face à deux pères autoritaires, deux fils aux amours contrariées s’en remettent au rusé Scapin, habité d’une folle énergie de revanche.

Durée 2 heures.

PERLE NOIRE
MÉDITATIONS POUR JOSÉPHINE
Théâtre du Châtelet

Jeudi 16 avril 2020 à 20h00
Catégorie 2 – 46 €

Le metteur en scène Peter Sellars et la soprano Julia Bullock s’intéressent à la figure de celle qui secoua les Années folles parisiennes en faisant triompher la Revue nègre. Mais si l’Américaine Joséphine Baker (qui a pris la nationalité française en 1937) acquiert sa célébrité au music-hall, elle reste tout autant dans les mémoires pour son engagement dans les services secrets de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour son grand retour au Châtelet, Peter Sellars évoque son nouveau spectacle : « Perle noire aborde le fait d’être noir en France, d’être exotique, d’être là pour divertir. Nous sommes partis de six chansons de Joséphine Baker, que l’on a étendues. On a ainsi créé des “ méditations ”. Par exemple, sa chanson Si j’étais blanche : qu’est-ce que chaque personne de couleur imaginerait être si elle était blanche ? La vie serait-elle plus facile ? On examine ces chansons, ce qui est sous la surface, tout ce qui est suggéré, mais jamais dit. C’est de prime abord un peu triste, mais comme le dit Martin Luther King : “ I have a dream ”. Alors, c’est quoi le rêve ? »

ARIA DA CAPO
Théâtre des Abbesses

Lundi 04 mai 2020 à 20h00
Catégorie 1 – 19 €

Mise en scène de Séverine Chavrier

Ils ont entre treize et seize ans, ils sont dans l’adolescence sans fard. Une fille et trois garçons. L’un joue du violon, l’autre du trombone, un troisième du basson, elle, elle danse. Séverine Chavrier s’est mise à leur écoute à tous les sens du mot puisque dans ce spectacle ils jouent de la musique, chantent, s’amusent mais aussi racontent à leur manière ce que cela signifie pour eux d’être adolescent. Leurs paroles tranchent avec les idées reçues sur cet âge qu’on dit ingrat. Avec des jeux de masques, ils ironisent sur le regard que portent sur eux leurs aînés. Fruit d’une recherche en commun autour de la musique et de l’improvisation, cette création restitue au plus près l’intensité du désir, entre tendresse et énergie sauvage, face à un monde ouvert à tous les possibles. Hugues Le Tanneur

DITA VON TEESE
Folies Bergère

Jeudi 14 mai 2020 à 20h00
Catégorie 2 – 55 €

Après une première tournée européenne triomphale, la Diva internationale de l’effeuillage, Dita Von Teese, annonce son retour avec « Glamonatrix » ! Deux ans après « The Art of the Teese – la tournée burlesque la plus réussie de tous les temps, jouée à guichets fermés dans des villes des États-Unis, du Canada, d’Europe et d’Australie – la revue burlesque  Glamonatrix emmènera le public dans un voyage visuel époustouflant avec des performances à couper le souffle. Ce spectacle de variétés prestigieux présente de nouvelles productions extravagantes de Dita Von Teese et des artistes qui l’accompagnent.

IL ÉTAIT UNE FOIS, UNE ROSE DE FER…
Théâtre du Châtelet

Jeudi 11 juin 2020 à 20h00
Catégorie 2 – 46 €

Mise en scène de Rokia Traoré. Avec Mamadyba Camara, Mamah Diabaté, Stefano Pilia, Massimo Pupilo, Rokia Traoré

De par son environnement familial, la chanteuse malienne Rokia Traoré a baigné dès son enfance dans un univers mêlant étroitement tradition et modernité. Si elle a vécu en Europe, et notamment en France dans les années 1990, elle a choisi de s’installer à Bamako en 2009. Très proche du monde des griots maliens, Rokia Traoré n’hésite pas à mêler dans son écriture la musique mandingue et les influences occidentales. Elle chante dans les plus grandes salles, tout en continuant à puiser aux sources de la culture de l’Empire du Mali. C’est à une autre légende, la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba, qu’elle a souhaité cette fois rendre hommage, avec son spectacle Il était une fois, une rose de fer… Celle que l’on avait surnommée « Mama Africa » s’était fait connaître dans le monde entier en 1967 avec sa chanson « Pata Pata ». D’origine sud-africaine, Miriam Makeba (1932-2008) était une figure de la lutte contre l’apartheid.

 SPECTACLE FAMILLE 

CHANTAL GOYA
LE SOULIER QUI VOLE
Palais des Congrès

Dimanche 4 octobre 2020 à 15h00
Catégorie 1 – 40 €

Le spectacle mythique de Chantal Goya revient pour fêter 40 ans de scène !

Dans un petit village d’Alsace des enfants disent au revoir à leur professeur de musique quand ils aperçoivent dans le ciel une cigogne qui vole auprès d’un énorme Soulier. À l’intérieur, une jeune fille… Les enfants reconnaissent leur amie Marie-Rose. Elle leur présente son amie la cigogne Francette. Le géant Balthazar leur a prêté son Soulier contre la promesse de le lui ramener. Marie-Rose a une belle idée en tête, celle d’emmener tous les enfants dans une Forêt Magique où ils retrouveront leurs amis : le Lapin, le Panda, un Coucou, un Château Nougatine. Arrivés dans la Forêt, ils rencontrent tous leurs amis et, émerveillés, décident de partir dans un petit train vers Animauxville. Là, tout le village est tenu par des animaux : la mairie, le café, la pâtisserie, l’école et l’école de musique. Une grande fête costumée est organisée. Mais le temps passe très vite. Il faut se quitter et repartir en Alsace. La cigogne Francette part la première, puis vient le tour de Marie-Rose dans son beau Soulier qui vole. Elle s’en va rejoindre le Pays des Géants pour rendre, comme promis, le Soulier à son ami Balthazar.

 SPECTACLE FAMILLE 

STARMANIA
Seine Musicale
Mardi 10 novembre 2020 à 20h00
Catégorie 1 – 37 €

Starmania, le célèbre Opéra Rock créé par Michel Berger et Luc Plamondon il y a plus de quarante ans, revient à Paris à l’automne 2020. Monopolis, dans un futur proche. Tous les citoyens rêvent de devenir des stars. Alors que l’élection présidentielle approche, Johnny Rockfort, chef des étoiles noires, terrorise la ville. Dans cette dystopie, se croisent de nombreux autres personnages : Sadia, l’étudiante travestie « cerveau » des étoiles noires, Marie-Jeanne, la serveuse  « automate », Cristal, l’animatrice TV, Ziggy, le disquaire qui rêve d’être star, Zéro Janvier, l’homme d’affaires politicien, Stella Spotlight, l’ex-star sex-symbol et Roger-Roger, présentateur du journal télévisé. En quatre décennies, cette œuvre futuriste, prophétique et indémodable a réuni plus de 6 millions de spectateurs et fait chanter toutes les générations avec ses tubes devenus des incontournables de la chanson française : Les uns contre les autres, SOS d’un terrien en détresse, Quand on arrive en ville, Le Blues du Businessman, Le Monde est stone, Besoin d’amour

Thomas Jolly, prodige de la scène contemporaine, signera la nouvelle mise en scène de ce spectacle phénomène.